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Des Bruxellois engagés avec le 

Une ville sûre pour tous

 
Suite à la sixième réforme de l'État, la politique de prévention et de sécurité de la région bruxelloise a été considérablement élargie au cours de cette législature. L'accent a été mis sur de nouvelles initiatives et structures supplémentaires. Le nouveau bureau régional OIP Bruxelles Prévention et Sécurité a déjà pris un certain nombre d'initiatives encourageantes en quelques années seulement. Une école intégrée pour les métiers de la sécurité, de la prévention et des services d'urgence est en cours de développement. 
 

Un premier plan régional de sécurité et de prévention 2017-2020 a été élaboré, avec un Conseil de sécurité régional. Un centre de crise et de communication sera opérationnel en mai 2019, ainsi qu'une plate-forme de vidéosurveillance. Dans la lutte contre la radicalisation, un changement clair a été opéré et de nombreux projets de base à bas seuil sur la prévention sont en cours. Le nouveau programme de prévention de l'absentéisme scolaire s'étend jusqu'en 2021 et sera prolongé vu qu’il commence à porter ses fruits. Davantage de personnel de sécurité a été déployé dans les transports publics. Bien que cette législature ait nécessairement mis l'accent sur les structures et les processus, la prochaine législature devra mettre l'accent sur les résultats. Pour la première fois, Bruxelles dispose d'un instrument qui lui permet de mieux définir sa propre politique de sécurité. Nous avons maintenant un Ministre-président responsable de la sécurité. 

  • Dans le cadre de la réorganisation de Bruxelles, nous voulons réunir les six zones de police en une seule zone de police, présidée par le Ministre-Président. Cette fusion est nécessaire pour une politique de sécurité et de prévention efficace et coordonnée, adaptée à la région. Une zone de police unifiée ne fait pas obstacle à la personnalisation, comme le prouvent de nombreux corps métropolitains dans le monde entier.

 

  • Au sein de la zone de police unifiée, nous travaillerons à la mise en place de services spécialisés pour mieux gérer les tâches d'intervention rapide, le traitement administratif et la prévention. Dans la zone unifiée, une réelle proximité doit être établie. Une véritable politique de proximité ne reposera pas sur les 6 zones de police existantes ou les 19 bourgmestres qui les gèrent (comme c'est le cas actuellement), mais sur les quartiers et quartiers de la ville. C’est à notre portée.

 

  • Le Corps de police de Bruxelles doit être le reflet de la population. Nous demanderons que Bruxelles, tout comme Anvers, ait la possibilité de recruter du personnel policier et que davantage d'agents bruxellois connaissant les problèmes métropolitains et les problèmes sociaux propres à la situation bruxelloise soient dans la rue.

 

  • Le policier bruxellois doit tenir compte de toutes les formes de discrimination, de la langue, de la couleur de peau, de l'origine, de la religion, du sexe, de l'orientation sexuelle, de l'origine sociale ou du rang social. Cela doit devenir la pierre angulaire de la formation policière et de la politique de la police de la capitale. Nous voulons développer un plan d’action contre le profilage ethnique par les corps de la police locale. Ce plan prévoira entre autres chose un système d’enregistrement des raisons motivant un contrôle d’identité dans lequel la personne concernée recevra une copie du formulaire de fouille corporelle, des directives et règles sur les motifs raisonnables pour procéder à un contrôle d’identité et un programme de formation pour tous les corps de police. Et bien sûr un système de contrôle (interne) dans lequel les données sont analysées par des partenaires externes (universitaires). La police utilise des caméras corporelles pour des interventions importantes

 

  • Les policiers doivent sortir de leur véhicule beaucoup plus souvent que ce n'est le cas actuellement et être plus accessibles. Nous proposons que le financement de la zone de police dépende en partie du nombre de policiers que l'on peut effectivement trouver dans la rue et à vélo. 

 

  • La profession d'agent de police est aussi un exemple dans notre société. Tout le monde doit respecter la profession policière. Toute violence déplacée de la part des policiers doit faire l'objet d'une sanction ou d'une punition appropriée, mais la règle vaut également dans l'autre sens : la violence contre les forces de police doit être combattue avec vigueur.
     

  • L'agent de quartier doit être au cœur de la politique de sécurité locale. Il doit être accessible à la population et disposer du temps et de l'espace nécessaires pour être un observateur, établir des contacts et être le médiateur en cas de problèmes, en plus de s’occuper d'un certain nombre de tâches administratives.

 

  • Pour pouvoir assumer ce rôle, il faut former et déployer davantage d'agents de quartier dans des quartiers plus petits et délimités de manière cohérente. 

 

  • Le temps réel d'intervention de la police après un appel téléphonique doit être documenté. Pour les appels non urgents, un rendez-vous doit être pris immédiatement avec la personne concernée. Elle doit être entendue dans les 24 heures au sujet de sa plainte ou de son rapport.

 

  • L'état des rues et des quartiers contribue au sentiment d'insécurité. Chaque agent de quartier doit pouvoir compter sur le soutien des gardiens de la paix qui surveillent et enregistrent quotidiennement l'état de l'espace public, des infrastructures, de l'éclairage, des endroits obscurs dans les parcs et places.
     

  • En collaboration avec d'autres services locaux, les travailleurs de rue ou de jeunesse, une cellule de quartier ou de voisinage est mise sur pied - elle se réunira chaque semaine pour discuter, coordonner ou déterminer rapidement quel niveau administratif ou service il faut chercher un soutien.
     

  • La cellule de quartier invite régulièrement les jeunes et les personnes âgées qui y vivent à dialoguer. Cette médiation permanente implique également des bénévoles. Les cellules de quartier développent un vade-mecum de bonnes pratiques et l'école régionale développe une formation appropriée à la prévention.

 

  • Il faut remplacer les sanctions administratives communales (SAC) pour une amende régionale uniformisée. Les nuisances contre lesquelles nous utiliserons ces amendes doivent être clairement définies. Les jeux d'enfants n'en feront pas partie, au contraire du jet de déchets. Nous n'abaisserons pas l'âge des amendes administratives. Les excès de vitesse devraient donner lieu à une sanction plus sévère qu’une simple SAC. Il est également nécessaire que de telles affaires puissent être portées devant le tribunal de police en cas de litige. C'est un signe que nous prenons cette question au sérieux.

  • Toute personne ayant une fonction de tutelle dans la région, quelle que soit l'administration, la commune, l’IBGE, la STIB, etc. travaillera selon le même code de déontologie. Ces personnes suivront régulièrement une formation continue adaptée à la problématique bruxelloise. 

 

  • Les citoyens peuvent s'adresser à un médiateur pour un signalement... Nous reconnaitrons les centres d’aide pour les victimes de la violence conjugale et familiale.

 

  • Une approche vigoureuse du cambriolage organisé doit être adoptée. La lutte contre les gangs internationaux, leurs receleurs et les circuits financiers doit devenir une priorité de la politique de sécurité. L'échelle adaptée est celle de la région métropolitaine. Des voies de prévention et des conseils pratiques pour améliorer la sécurité doivent être élaborés et fournis au niveau du quartier.

 

  • La criminalité automobile est un véritable fléau. La moitié des Bruxellois ont déjà été victimes de vandalisme, de cambriolage ou même de vol de véhicule. Une surveillance permanente par caméra est nécessaire aux endroits problématiques de la ville.

 

  • Pour que chacun puisse voyager en toute sécurité dans les transports publics, il est nécessaire de continuer à éclairer les stations et à rénover les infrastructures inappropriées telles que les escaliers, les tunnels et les ponts. Dans un certain nombre de stations à problèmes connues, la surveillance physique sera accrue et permanente.


Délinquance juvénile

 

  • Les parents restent les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Lorsque nous investissons dans la sécurité et les opportunités pour les jeunes en situation éducative problématique, nous le faisons avec le jeune lui-même, mais aussi avec son environnement immédiat, à commencer par la famille.

 

  • Davantage de services de soutien aux familles est nécessaire, tels que le soutien à domicile, le soutien dans les situations de crise et les centres de jour temporaires et spécialisés, ainsi que l’accueil résidentiel pour enfants. Les institutions ayant une fonction de détection, l'école, le CLB/PMS, la police des mineurs, etc. doivent investir dans la reconnaissance des signaux et dans un suivi rapide. Si la famille, même avec une aide suffisante, ne peut plus s'occuper de l'éducation, des investissements intensifs doivent être faits dans une nouvelle situation de vie pour les enfants et les jeunes. Une approche intégrée est importante à cet égard. Dans le respect de la vie privée, il y a un dialogue entre toutes les autorités, du travailleur de rue, de l'école à la police.
     

  • Nous voulons créer un Brussels Family Justice Center.

 

  • Nous créerons un centre psychiatrique médico-légal pour les jeunes délinquants ayant des comportements sexuels problématiques.

 

  • Nous lancerons une campagne de prévention sur les comportements sexuels problématiques chez les jeunes et les enfants.

 

  • Afin de s'assurer que les situations ne déraillent pas, les parents doivent être régulièrement informés par l'école et le CLB/PMS des possibilités de soutien pour les jeunes.

 

  • Dans les rues de Bruxelles, on voit souvent des enfants et des jeunes traîner dans les rues pendant les heures de classe. Bruxelles a besoin d'un plan global d'absentéisme scolaire coordonné par la région, basé sur les bonnes pratiques. Par exemple, la police et les services de prévention devraient exercer un plus grand contrôle sur les itinéraires empruntés régulièrement par les élèves du secondaire.

 

  • Maintenant que les communautés sont devenues responsables de la protection de la jeunesse, Bruxelles doit œuvrer en faveur d'une législation claire et ouverte qui se concentre sur les intérêts et l'éducation des jeunes. Le tribunal des mineurs de Bruxelles doit disposer de l'arsenal de mesures le plus large possible afin de trouver une solution adaptée aux besoins de chaque jeune. Outre l'ensemble de l'offre des communautés flamande et française, Bruxelles travaillera sur un certain nombre de nouvelles mesures adaptées au contexte bruxellois, telles que la médiation à la demande des parties ou une offre de soutien à la parentalité.

Les jeunes qui sont entrés en contact avec les tribunaux devraient être accompagnés afin d'assurer une perspective éducative ou professionnelle.