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Des Bruxellois engagés avec le 

Développement urbain : vers une ville pour les gens

 

Dans une ville densément peuplée comme Bruxelles, l'espace public est rare. Une ville attrayante et vivable a besoin d'espaces publics de qualité tels que des parcs, des places, des rues sans voiture, des rues cyclables, des zones piétonnes. Les habitants et les visiteurs ont droit à un air sain, à une circulation fluide et sûre et à des zones de loisirs. Près d'une famille bruxelloise sur deux n'a pas de voiture, portant ces véhicules sont trop nombreux et monopolise l’espace public. 


Parce que Bruxelles est une ville qui a trop longtemps tout donné à la voiture et qui doit redevenir une ville pour les gens. Si l'espace public l'emporte, c'est la qualité de vie dans la ville qui l'emporte. Si les transports publics ou partagés gagnent, ce sont les Bruxellois qui gagnent. Le mouvement que nous avons initié ces dernières années pour passer d'une ville pour les voitures à une ville pour les gens doit être poursuivi et accéléré. Ce faisant, nous devons oser faire des choix, parfois à contre-courant.


La marche, les vélos et les transports publics devraient devenir le premier choix des Bruxellois et des visiteurs en matière de mobilité. De cette façon, nous éviterons que les voitures ne pénètrent inutilement dans la ville ou ne soient utilisées pour de courts trajets. Une politique de stationnement intégrée doit soutenir ce choix et garantit l'élimination de la circulation en recherche de places. Nous devons faire de la place pour les cyclistes et les piétons, c'est pourquoi nous mettrons les voitures garées sous terre autant que possible en restreignant les places en surface. Bruxelles deviendra ainsi à nouveau une ville pour se promener à vélo ou à pied. Les nouvelles installations collectives devraient d'abord être accessibles sans voiture. Les lieux de rencontre doivent devenir des zones interdites aux voitures ou à circulation apaisée : rues commerçantes, abords des écoles, centres culturels, centres sportifs, plaines de jeux...


Les places deviendront ainsi comme le prolongement de votre living, les parcs deviennent votre jardin. Nous continuons donc à opter radicalement pour une redistribution de l'espace public. L'espace pour les personnes est une priorité 


À ces questions également, one.brussels apporte des solutions. Trop souvent, les communes minent les décisions et l'efficacité de la Région et font se perdre dans les sables les décisions en matière de mobilité.


Nous devons tout faire en faveur d'un transfert de compétences en matière de mobilité de la commune vers la Région.

Bruxelles, la zone métropolitaine


L'économie et la mobilité ne s'arrêtent pas aux frontières de la région. L'organisation politique doit s'adapter à la réalité socio-économique : Bruxelles en tant que métropole et ses environs forment un tout fonctionnel. Les initiatives interrégionales telles que Brussels Metropolitan doivent transcender les divisions artificielles et la concurrence entre les régions. Les Bruxellois devraient être encouragés à chercher du travail au-delà de la frontière régionale. 
 

  • Nous voulons lutter contre la congestion routière en augmentant la portée et la fréquence des transports publics et en développant le réseau S. Pour ce faire, nous voulons utiliser les voies ferrées régionales dans le mix de transport pour les Bruxellois. Il est alors impératif que les trains S soient très réguliers et desservent les nombreuses gares bruxelloises. Nous veillons à ce que les employeurs et les travailleurs disposent d'informations intégrées en temps réel sur le meilleur itinéraire : le plus rapide, le moins cher, le plus régulier.

 

  • Un voyage trop long et trop coûteux est un obstacle à l’emploi. Les transports publics doivent mieux desservir les bassins d'emploi : plus d'arrêts, fréquence plus élevée, même à des heures irrégulières (travail de nuit). La densité de l'emploi deviendra un critère plus important dans le développement du réseau de transport public. Nous voulons miser également sur le système Cambio et étendre le système des taxis collectifs. Les employeurs pourront assumer une partie de ces coûts.


 

Espace public


L'espace public est un bien commun, mais rare. Nous voulons un aménagement du territoire qui vise un équilibre entre la rencontre et le passage, qui tienne compte de la façon dont les gens vivent ensemble et qui facilite la vie en commun. En même temps, nous devons nous concentrer davantage sur la densification.


Quatre-vingts pour cent des Bruxellois vivent à proximité d'espaces verts. Ce n'est donc pas si mal pour cette ville si grise. Lorsqu’on la regarde d’une vue aérienne, du moins. Mais les citoyens ne sont pas des drones. Ils vivent, mangent, se déplacent, vont à l'école ou au travail et ont besoin de détente et de repos. Les Bruxellois ont droit à l'espace et à la qualité de leur environnement : un cadre de vie accessible, attrayant et sûr avec suffisamment d'espaces verts, d'espace pour jouer, un air sain, des infrastructures et services urbains. La qualité est le principe directeur de la planification de notre ville. Nous voulons une Bruxelles à l'architecture belle et innovante qui renforce notre identité urbaine et qui puisse soutenir des projets d'infrastructures ou de logements plus difficiles. 


Nous voulons préserver les parcs de la ville et les forêts en périphérie. C'est la raison pour laquelle Bruxelles doit se densifier. Ce réflexe urbain signifie d'une part un espace public de qualité dans les quartiers densément peuplés de la ville (par exemple la Porte de Ninove) et d'autre part un choix pour des bâtiments élevés et à haute valeur architecturale. L'espace existant sera mieux utilisé en donnant un nouvel usage aux terrains inutilisés dans la zone du canal et aux bâtiments vides.

 


Densifier et donner à la nature tout l'espace dont elle a besoin

 

  • Nous nous engageons à une densification intelligente avec des espaces communs de qualité et une bonne mixité sociale pour que vivre en ville soit agréable pour les jeunes et les moins jeunes, pour les familles et les célibataires : jardins et parcs urbains, potagers, une place pour non seulement garer son vélo, mais aussi pour le laver, salles de sport, cuisines, buanderies, petits centres médias ou espaces culturels... afin que la vie en ville soit confortable. Une attention particulière doit aller à l'aménagement du rez-de-chaussée comme porte d'entrée du bâtiment.

 

  • Nous élaborons un plan qui rend Bruxelles plus organique et moins « minérale » avec des directives pour enlever autant de pierre et de béton que possible de la ville et la rendre à la nature. Cela va de petites bandes de terre entre la façade et le trottoir pour les plantes de façade à des bandes où nous donnerons une chance à la nature sauvage ou aménagerons des parcs de poche. Les grands travaux d’infrastructure ou de construction doivent prévoir une surface minimale de verdure ou de revêtement perméable. Nous prenons donc davantage en compte les infiltrations d'eau. Nous assurerons le stockage temporaire de l'eau dans les lieux publics ou dans des immeubles d'habitation, afin que les rues soient moins sujettes aux inondations en cas de fortes pluies et que les jardins familiaux et les parcs puissent être alimentés ultérieurement avec cette eau de pluie. Lors du réaménagement des rues, nous examinerons systématiquement si d'autres espaces verts peuvent être introduits en plus des arbres. Nous apporterons de la diversité dans la plantation, avec plus d'arbres fruitiers au lieu d'arbres ornementaux. Nous utiliserons davantage de matériaux perméables, nous verdissons systématiquement les sites des trams lorsque c'est possible et nous expérimenterons avec les rues d’herbe. Nous porterons également une attention particulière au nettoyage et à l'entretien de ces zones. 
     

  • Nous voulons utiliser l'espace perdu à Bruxelles pour faire face à la croissance démographique. Les sites abandonnés deviendront une zone de loisirs, les bâtiments vides des maisons ou des ateliers pour une économie créative. Les immeubles inoccupés peuvent être utilisés à des fins temporaires, qu'il s'agisse d'activités pour les jeunes, d'événements culturels, mais aussi de logements temporaires, de refuges pour sans-abri ou de projets de réintégration. Nous accordons plus d'importance à l'inoccupation et, dans les cas extrêmes, nous confisquerons et exproprierons.
     

  • Le bois de la Cambre et la forêt de Soignes doivent être reliés au tissu urbain existant par des entrées claires à la forêt et le bois de la Cambre doit être interdit à la circulation automobile. Dans un premier temps, les zones interdites aux voitures actuellement en vigueur le week-end devraient également s'appliquer pendant la semaine. La valeur naturelle de la forêt de Soignes doit être rendue accessible à tous les Bruxellois, notamment grâce à un meilleur accès par les transports publics. Nous allons mener une étude de faisabilité pour l’aménagement de potagers sur le site de l’hippodrome de Boitsfort qui seraient gérés par Bruxelles Environnement et mis à la disposition des habitants pour un prix démocratique.
     

  • Nous voulons aménager un poumon vert à travers la ville, en partant du bois de la Cambre via Louise en passant par la Porte de Halle le long de la Porte de Ninove et du Canal vers Tour & Taxis jusqu’à Laeken et le Heysel.
     

  • Nous voulons que chacun ait accès à un espace vert d'au moins 20m2 d'espace vert public à 400 m à pied de son domicile. Dans les agglomérations dépourvues d'espaces verts, les terrains abandonnés seront transformés en parcs. Nous permettons d'un point de vue urbanistique d'aménager des zones temporairement (quelques années) vides mais qui ne peuvent pas être transformées en parcs de façon permanente.
     

  • Les parcs devront tous être gérés par Bruxelles Environnement. Dans la mesure du possible, des morceaux de « nature sauvage » et de « nature ludique » sont créés. Les parcs seront géré de façon circulaire, ce qui signifie que des matériaux naturels et facilement utilisables sont utilisés pour le mobilier de parc, les jouets, les clôtures, etc. 
     

  • Les zones sous-utilisées entre la Gare du Midi et Delacroix doivent être aménagées en un enfilement de places de marché au rayonnement international. Les points d'ancrage sont le Marché du Midi et les Abattoirs d’Anderlecht.
     

  • Le Domaine royal de Laeken et le château de Val Duchesse doivent être ouverts au public. 

  • Nous nous concentrerons aussi sur l'agriculture urbaine La ville présente de nombreuses possibilités pour cultiver certains produits (champignons, herbes, fruits, légumes frais, poissons d'eau douce, langoustines...) à proximité du marché. Cela nous permettra de travailler en circuit court, de revaloriser des sites inutilisés, de créer des emplois et d'obtenir de délicieux produits frais dans notre assiette.

  • Les terrains sont rares dans la ville, contrairement aux toitures. Ils offrent souvent une belle vue sur la ville, des jardins urbains ou des restaurants peuvent y être installés. Les toits des bâtiments neufs (de grande hauteur) doivent être rendus accessibles au public par le biais du permis de construire. Dans la construction neuve, l’installation de toitures végétalisées et de panneaux solaires doit être encouragée autant que possible.

 

  • À Bruxelles, les faisceaux de voies occupent une grande partie de l'espace limité. À Amsterdam, cet espace est utilisé en hauteur via l’installation de panneaux solaires ou d’un parc vert. Cela doit également être possible à Bruxelles.

 

  • Nous voulons donner une meilleure lisibilité à l'enchevêtrement des panneaux et des poteaux dans l'espace public. Nous enlèverons les panneaux inutiles et combinerons les panneaux obligatoires dans la mesure du possible. Nous supprimerons les panneaux d'information illégaux des entreprises privées.
     

La ville productive


La production est importante pour une ville et doit recevoir une place visible. La production locale stimule l'esprit d'entreprise. Produire localement implique la création d’emplois, souvent pour les personnes moins qualifiées. C'est écologique parce que le marché est presque toujours local. Les bâtiments industriels existants avec leur structure flexible typique doivent être réutilisés. Rendre la production visible a également un rôle social et inclusif. C'est une reconnaissance du savoir-faire et de la main d'œuvre des créateurs, qui sont d'origines très différentes à Bruxelles. 

 

La combinaison de différentes formes de production et d'autres fonctions urbaines permet d'optimiser les flux de matières, de produits, de déchets et d'énergie. Un environnement urbain et une production locale sont d'excellentes conditions préalables à l'économie circulaire. Cette utilisation de l’espace public est en outre favorables aux rencontres entre producteurs, habitants, touristes...

 

La production locale exige des solutions architecturales créatives. Après tout, chaque forme de production a ses propres spécificités. Une attention particulière doit être accordée à la mobilité, avec des centres de distribution adaptés. Nous voulons adapter les réglementations en conséquence et construire des synergies entre logement et production en agissant de manière concertée. Le défi ultime est de coordonner les initiatives existantes, les politiques, les concepteurs, les entrepreneurs, le développement urbain...

 

  • Il s’agit de donner physiquement une place à l’artisanat et à la production à petite échelle en ville pour une consommation ou une vente locale. Ce faisant, nous rendrons visibles les différentes communautés qui ont aujourd'hui leurs propres circuits. Nous accorderons une attention particulière à l'artisanat et à la micro-production.

 

  • Nous mettrons en œuvre une politique foncière urbaine adaptée. La création de valeur ajoutée par la densification qui sera créée en fonction du mode de vie peut être utilisée au profit d'activités plus productives.

 

  • Nous voulons créer des incubateurs utilisant le concept STEAM (STEM+A) : science, technology, enginering et math, complété par le A d’art et artisanat.

  • Nous voulons obliger citydev à intégrer le facteur « production » dans ses projets de développement. Cela peut prendre la forme d'ateliers, d'ateliers partagés ou de formes d'agriculture urbaine qui peuvent être combinées avec le logement.

 

  • Nous voulons inclure la production en circuit court dans la politique de formation et de subvention pour les entrepreneurs.

 

  • Le dernier kilomètre des livraisons de marchandises devra utiliser la mobilité durable. C'est ainsi que nous empêcherons les nombreuses camionnettes d'entrer dans les zones résidentielles. Nous prêterons attention à l'aspect social des coursiers à vélo, par exemple.

 

  • Les espaces de bureaux vacants à Bruxelles sont beaucoup trop nombreux, surtout dans les quartiers décentrés comme le quartier Louise ou dans la deuxième couronne. Plus aucun permis ne peut être accordé dans les quartiers présentant une offre structurelle excédentaire. Les bâtiments vacants existants devront être réaménagés, notamment subdivisés à l’échelle de PME ou pour servir de locaux temporaires aux starters. 

 

  • Les bureaux structurellement vacants - comme dans certaines parties du quartier européen - doivent être convertis en logements. Les quartiers de bureaux peu accessibles, comme aux abords de l’OTAN ou de Thiry à Woluwe, doivent être désenclavés grâce à l’amélioration des transports publics et des connexions claires aux trafic automobile des navetteurs, en créant des autoroutes cyclables et en adaptant les schémas directeurs de la région (comme pour Reyers).

 


Une identité pour chaque quartier


Bruxelles est bien plus qu'une ville avec un seul centre. Ceux qui descendent à la Gare Centrale n'ont pas encore vu l'ensemble de Bruxelles. Bruxelles se compose d'une mosaïque de quartiers. Chaque quartier et chaque zone urbaine doit avoir sa propre identité. Ce caractère unique doit être reconnu dans le processus de planification L'espace public est le lieu d’expression de l'identité du quartier. Chaque quartier doit avoir une individualité visuelle. Ainsi, l’aspect de Watermael-Boitsfort n’est pas celui du Quartier des Fleurs. Par une variation du mobilier urbain, des activités, des dessins muraux et de l'aménagement des rues, le quartier peut renforcer son identité et la mettre en avant.


Dans chaque quartier, nous nous efforcerons de redistribuer l'espace public afin d'améliorer la qualité de vie. Encore aujourd'hui , les rues et les places sont occupées par des parkings et par la circulation. Dans le réaménagement de l'espace public, nous miserons tout sur les modes de transport partagés : covoiturage, transports publics, vélo, marche. À court terme, nous voulons transformer toutes les chaussées historiques dans la moyenne ceinture en rues à sens unique. L'espace libéré sera réparti et utilisé pour les transports publics, les cyclistes et les piétons.

 

  • Tous les quartiers centraux, ceux qui se trouvent à l’intérieur de la Moyenne Ceinture, devront comporter un système de boucles. La priorité devrait être donnée à la réduction de la circulation de transit et à la recherche de places de stationnement.

 

  • Chaque quartier doit disposer d'une zone piétonne. Les rues étroites du quartier seront aménagées en rues cyclables. Nous augmenterons le nombre de rues de jeu et de zones résidentielles.

 

  • Les rues lentes du quartier seront aménagées en rues cyclables. Dans la mesure du possible, les quartiers devraient être reliés à pied. 

 

  • Aujourd'hui, la ville est coupée par des routes principales et la petite ceinture, qui cause des fractures majeures. Il s'agit là d'obstacles qui empêchent de relier les quartiers de la ville de manière fluide. Une connexion naturelle des différents quartiers par le biais d'interventions d'aménagement urbain (ronds-points cyclables...) améliorera la mobilité des piétons et des cyclistes, la mixité sociale des quartiers et renforcera le sentiment d'appartenance des citoyens dans la ville. La priorité doit être donnée à la connexion entre le centre et la banlieue par des liaisons naturelles fluides. 

 

  • Chaque Bruxellois a droit à un espace vert et de loisirs à distance de marche. Des incitations ludiques (éléments ludiques intégrés dans l'espace public) dans toute la ville et dans tous les quartiers rendent les places, les parcs et les rues plus jouables et attrayants.

 

  • L’espace public doit être davantage aménagé comme un espace de rencontre et comporter des équipements pour faire de l’exercice (aussi mental), jouer et se divertir, avec des jeux pour les petits, des terrains de sport et de panna, des bancs pour discuter, se reposer, jouer aux échecs... 

 

  • L'art dans l'espace public et l'art ludique (des jeux qui sont aussi de l'art) assurent un accès à l'art pour tous.

 

  • Un plan d’éclairage adapté au quartier permettra d’augmente le confort et la sécurité tout en mettant en valeur les lieux d'intérêt. Le plan d'éclairage doit être durable (LES) et visera à limiter autant que possible la pollution lumineuse. 

 


Plans de développement


Il est essentiel que Bruxelles joue son rôle pour créer un centre-ville compact, facilement accessible par les transports publics. Les fonctions génératrices de trafic dans la ville devraient être localisées aux nœuds de transport public. La localisation de nouvelles fonctions et de nouveaux programmes doit être basée sur une analyse de durabilité qui ne soit pas seulement de nature « économique », mais qui tienne également compte de la qualité de l'espace, de la mobilité et de l'environnement. 

 

  • Nous renforçons les centres commerciaux et plus particulièrement le commerce de détail et les armons contre l'uniformité des chaînes et contre les grands centres commerciaux. Ceci en les protégeant, en imposant des exigences de qualité et en investissant dans l'espace public.

 

  • Sur la base d'une vision de planification claire, Bruxelles doit anticiper les nouveaux développements et mouvements dans la ville. De nouveaux plans sectoriels tels que le plan de mobilité Good Move et le Plan de développement international doivent être intégrés dans une vision transversale du développement urbain. Les quartiers trop fermés sur eux-mêmes et qui n'échappent pas à la spirale de la précarité doivent être soutenus et en même temps rendus accessibles pour qu'ils redeviennent partie intégrante du développement urbain global.

 

  • Le Plan régional de Développement durable (PRDD) doit être mis en œuvre rapidement. Les éléments suivants font partie du PRDD :

 

  • Le choix d’une ville polycentrique et compacte ; en fonction de la mobilité, de la géographie, de l’économie, il faudra densifier certaines zones et protéger les espaces ouverts dans d’autres ; les nœuds de mobilité comme les abords des gares ou les stations de métro devront être densifiés suivant un programme mixte pour en faire une zone centrale, il s’agit plus précisément de la Gare de l’Ouest, de Tour & Taxis et du bassin de Biestebroeck.
     

  • Une vision intégrée de la Région et de sa périphérie : le Plan international de développement, comprenant un programme de fonctions métropolitaines, doit se concrétiser et il faut déterminer à quels lieux l’appliquer. 

 

  • Une vision bruxelloise sur les principales infrastructures, pour contrebalancer les visions sectorielles de la SNCB, du Port, de l’aéroport. 

 

  • Nous voulons intégrer dans le PRDD le concept de « ville-amie des aînés », développé en 2005 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’idée principale est qu’une ville adaptée aux usagers les plus faibles (personnes âgées et enfants) favorise une cohabitation harmonieuse entre les générations et permet aux aînés de participer plus longtemps de manière active à tous les aspects de la société. Ce qui signifie que les structures (espace public, logement, centres de quartier...) et les services (centres de soins, services sociaux, transport public, administrations, services de santé, formations...) doivent être plus accessibles pour les séniors et que la politique de la ville doit mieux tenir compte des besoins spécifiques de certaines catégories de population plus vulnérables.

 

  • La Communauté métropolitaine de Bruxelles doit élaborer une vision de développement intégrée en matière de transport par voie d’eau, d’activités industrielles, urbaines et récréatives. Le front d’eau au centre de Bruxelles doit avoir un avenir urbain. Les activités industrielles et logistiques du Port de

 

  • Bruxelles doivent se déplacer vers le nord, en direction de Schaerbeek-Formation et Vilvorde. En concertation avec les riverains, il faudrait imaginer la création d’une zone aquatique récréative au niveau du parc Meudon à Neder-Over-Heembeek.
     

  • Plans de qualité d'image pour l’aménagement de zones-leviers ;

 

  • Une note sur les bâtiments élevés pour la Région de Bruxelles-Capitale ;

 

  • Le plan d’éclairage régional.

 

  • Des normes claires et contraignantes pour garantir des fonctions faibles et écologiques par quartier ou bloc : un nombre minimum de m2 d'espace public doit être prévu pour la construction de tours.

 

  • Les plans d'aménagement communaux sont pleinement intégrés dans le PRDD. Ils n'existent plus en tant que plans de développement distincts;
     

  • Pour les zones leviers stratégiques, la ligne directrice deviendra juridiquement contraignante par un arrêté gouvernemental et par la conclusion d'une convention avec des parties privées, afin qu'une relation contractuelle soit rapidement établie.

La zone du canal
 

On nous a promis pendant des années que le port continuerait à être développé avec comme objectif la création de 1500 nouveaux emplois. Nous les attendons toujours. L'une des raisons est que les nombreux espace autour du port et du canal sont occupés par des activités qui génèrent peu d'emplois.
 

  • Les quartiers populaires le long du canal ont été aménagés dos à l'eau, alors que c’est justement le canal qi apporte de l'oxygène à la ville. Les quartiers sont mal reliés entre eux et manquent d'espace public et d'installations récréatives. En même temps, les anciens bâtiments sont vides et les sites d'usines sont abandonnés. Les seules activités restantes créent peu d'emplois et génèrent des nuisances pour la circulation. Nous voulons faire de la zone du canal la colonne vertébrale du développement urbain et de l'espace public.
     

  • L'espace public est trop occupé par une circulation inutile. Les activités logistiques, comme la vente de voitures d’occasion dans le quartier Heyvaert, doivent déménager vers la périphérie, notamment vers Schaerbeek-Formation et Anderlecht Industrie. Cette activité de vente de voitures de seconde main pourrait s’installer sur le site de la cokerie du Marly. Le quartier Heyvaert pourra ainsi accueillir de nouveaux logements et des activités urbaines à plus forte intensité d’emploi, comme de l’horeca ou des fournisseurs pour le tourisme de congrès en plein boom à Bruxelles.
     

  • Le parc urbain de Tour & Taxis doit devenir le plus grand de la ville et donner un accès aux quartiers environnants « Les Quais », « le Mabru » (l’îlot entre les voies où se tient le Marché matinal), « Bockstael », « Maritime », « Koekelberg », « Gare de Schaerbeek », « Masui », « Nord ». 
     

  • En raison de sa situation centrale et du grand nombre de sites disponibles, la zone du canal est dans l'intérêt des promoteurs. Nous imposons 3 exigences de qualité aux promoteurs dans la zone du canal : 

•    architecture de qualité approuvée par le Maître architecte
•    mixité sociale, en prévoyant 20 % de logement social
•    l’espace entre le mur du quai et le bâtiment doit être aménagé pour les piétons, les cyclistes et les activités récréatives

 

  • Le site du Mabru doit accueillir un quartier passif en énergie, relié au canal et aux autres quartiers populaires comme le quartier Marie-Christine de Laeken et le quartier de la gare à Schaerbeek. 
     

  • Là où c’est possible, il faut rabaisser les quais pour faciliter l’accès à l’eau, p. ex. pour la navigation de plaisance ou le kayak. 
     

  • Les quartiers résidentiels près du Domaine royal sont densément peuplés et ne disposent pas d’espaces verts suffisants. Le parc doit être ouvert à tous. Accéder à la verdure du parc doit être un droit garanti.
     

  • Le bassin Béco doit devenir le bassin récréatif par excellence à Bruxelles. Il est suffisamment grand pour devenir une piscine à ciel ouvert et accueillir de l’horeca, des plaines de jeu, des terrains de foot, un skate-park ou un mur d’escalade. Le bassin Béco constitue aussi un lien entre le centre-ville et le parc urbain de Tour & Taxis.
     

  • Il faut construire des logements au bassin Vergote. Les tas de ferraille et de sable doivent disparaître pour créer de la place pour l’économie urbaine à fort potentiel d’emploi. Le parc de la Senne, situé juste derrière, doit devenir une liaison verte entre le quartier Masui et le parc urbain de Tour & Taxis.
     

  • Nous voulons développer toujours davantage le transport de marchandise par voie d’eau. En 2017, on a compté plus de 30 000 conteneurs arrivant à Bruxelles. Cependant, les bateaux sont souvent très polluants et l’idée n’est pas de substituer la pollution routière par la pollution fluviale. Nous voulons lancer un programme ambitieux d’électrification du transport fluvial. La navigation intérieure s’y prête bien car il est possible d’utiliser des lignes électriques terrestres.
     

  • Un campus sera construit le long du canal où la formation et le travail se rencontreront dans un environnement verdoyant au bord de l'eau. Ce projet est soutenu par Abatan, Port Sud et Erasmushogeschool.
     

  • Nous voulons délocaliser les activités à bas taux d’emploi - il suffit de penser aux tas de ferraille ou aux zones de stockage de carburant. Schaerbeek-Formation s’y prêterait bien mieux que les rives du canal dans le centre. 
     

  • Là où l'espace est libéré, comme dans le quartier Heyvaert, dans les environs de Tour & Taxis ou au dépôt de la STIB (gare de l’Ouest), nous faisons de la place - en plus des logements et des espaces publics - pour les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre. Outre les activités portuaires, le secteur créatif et les nouveaux fournisseurs de l'activité de conférences, par exemple, doivent y trouver leur place. 
     

  • La branche économique de citydev sera intégrée au Port de Bruxelles afin de créer une politique spatiale cohérente pour le développement économique. 
     

  • La Zone d’Économie Urbaine Stimulée (ZEUS) qui stimule l’emploi local doit être étendue le long du Canal. 
     

Architecture de haute qualité et immeubles de grande hauteur
 

L’architecture de Bruxelles regorge d’opportunités ratées. Le maître architecte assure la qualité architecturale de notre environnement bâti, tout en respectant le patrimoine architectural. Le maître architecte promeut en outre l'organisation de concours groupés pour les pouvoirs publics (régions et localités). Les jurys externes jugent les projets en fonction, entre autres, de la qualité du design, de l'interaction avec l'environnement urbain et de la durabilité. Nous voulons travailler systématiquement avec les hautes écoles de Bruxelles pour la préparation de projets. 
 

Ceux-ci devront d’ailleurs se pencher sur la question de la pauvreté et permettre des interactions avec l’environnement urbain. Les projets imaginés dans une tour d’ivoire et réservés (exclusivement) aux personnes aisées tiennent rarement compte des besoins spécifiques des Bruxellois moins fortunés. Nous voulons que la ville soit plus inclusive.
 

Depuis cinq ans, les façades grises et sombres se sont multipliées alors que Bruxelles a justement besoin de plus de couleurs. La couleur insuffle la vie, l’optimisme dont nous avons bien besoin pendant les jours de pluie ou de neige... quand la météo est grise elle-aussi. L’utilisation de matériaux et des couleurs jouent sur la manière dont nous percevons les bâtiments. Nous pouvons ainsi utiliser les rénovations et les nouvelles constructions pour favoriser et stimuler l’optimisme des Bruxellois en mettant un peu de couleur dans le paysage urbain

 

Souvent, les jeunes architectes ne savent pas très bien quelles sont les possibilités qu'offre Bruxelles. La région devrait lancer des appels d'offres ouverts pour tous ses projets (logements sociaux, projets citydev, espaces publics, restauration...) qui offrent des opportunités non seulement aux grands bureaux d'ingénieurs expérimentés, mais aussi aux nouveaux architectes de talent. Cela peut se faire en accordant un poids plus faible aux références nécessaires dans la procédure d'appel d'offres. 
 

  • Il y aura un programme d'architecture spécifique pour les fonctions urbaines - telles que le logement social ou les infrastructures - qui peuvent trouver une base sociale grâce à la qualité architecturale. 
     

  • Lors de la prochaine législature à Bruxelles, nous voulons que plusieurs projets et bâtiments soient réalisés avec l’ambition de devenir emblématiques. Pas simplement pour essayer de créer n « effet Guggenheim », mais parce que les Bruxellois ont droit au renouveau et à la beauté dans l'environnement urbain commun. Nous pensons par exemple aux abords de la gare, à la transformation du bassin Béco en quai de plaisance, au site Josaphat et au Biestebroeck.
     

  • Pour faire face à la croissance démographique et éviter de couvrir les espaces restants, Bruxelles doit opter pour une densification durable, notamment par le biais d'immeubles de grande hauteur et de qualité et de projets de cohabitation. Pour garantir la qualité architecturale, nous exigeons que le maître architecte soit impliqué dans la construction d'immeubles de grande hauteur. Grâce à des simulations des effets d'ombre et du développement du vent, nous mesurons l'impact sur le quartier.

 

  • Nous rédigerons une note sur les bâtiments de grande hauteur pour protéger et façonner le panorama de Bruxelles.

 

  • Les gratte-ciel doivent ouvrir leur toit au public. De cette façon, nous impliquons le quartier et créons des attractions supplémentaires.

 

  • En plus de l'architecture de qualité publique et privée, nous stimulons l'architecture de qualité en organisant des journées portes ouvertes, des expositions et un concours annuel d'architecture de qualité. 
     

  • Afin d'amener plus d'architecture de qualité dans le paysage de rue, nous organisons des campagnes d'information et créons un guichet d'architecture pour conseiller les maîtres d'ouvrage sur les possibilités de projets privés.
     

Dans le cadre des contrats de rénovation urbaine, nous débloquons des fonds pour la rénovation des façades afin de redonner à la ville son cachet et de l'adapter à la prolifération des enseignes en façade.