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Des Bruxellois engagés avec le 

Faire bouger les Bruxellois


Le sport nous aide à nous dépasser : il permet de se détendre et de s’amuser mais aussi de persister, de coopérer, de se relever après une chute. L’argent ne devrait dès lors jamais être un obstacle à la pratique d’un sport. À l’instar de l’enseignement, il convient d’accorder une importance centrale au sport pour garantir une éducation équilibrée et un style de vie sain. L’enseignement doit proposer des possibilités suffisantes de se dépenser. L’offre sportive doit rester ouverte, accessible et abordable même en dehors des heures d’école. 


Une politique sociale du sport se doit de donner toutes les chances de faire du sport, pour des raisons de santé, mais pas seulement, après tout, on ne sait jamais d’où viendra le prochain talent. Cette politique s’adresse d’abord aux jeunes qui aiment faire du sport mais qui doivent y renoncer en raison d’un manque d’infrastructure ou du prix de l’inscription.


Le sport est un indicateur de la qualité de vie. Les investissements dans le secteur du sport ont des retombées positives dans les soins de santé. Le sport est un levier d’intégration et de rencontre trop peu utilisé. Une politique du sport intégrée doit se situer à mi-chemin entre enseignement, bien-être et culture.

Infrastructures sportives

 

  • Les moyens régionaux dévolus aux infrastructures sportives doivent être orientés prioritairement vers les projets supra-locaux répondant à des besoins urgents (eaux de baignade), vers l’innovation ou vers une forte augmentation de l’offre.

 

  • Mesurer c’est savoir. Le cadastre des infrastructures sportives bruxelloises établi par perspective.brussels doit devenir un instrument utile aux sportifs souhaitant trouver certaines infrastructures et aux responsables pour identifier les lacunes de l’offre.

 

  • Un nouveau plan d’infrastructure régional doit être élaboré en faisant attention à la répartition, à la polyvalence et la spécialisation, sans tenir compte des frontières ou intérêts des communes. On pourra ainsi garantir une répartition efficace des infrastructures (piscines, terrains de hockey, de basket...).

  • La Communauté flamande a collaboré avec la commission communautaire flamande, perspective.brussel et le maître architecte de la Région de Bruxelles-Capitale (BMA) pour mener une étude exploratoire fiable en vue de créer un centre sportif flamand. Il faut mener ce projet à son terme. Dans les années qui viennent, la Flandre devra investir dans la construction d’un ambitieux domaine sportif à la hauteur de Bruxelles. Le site des Abattoirs d’Anderlecht s’y prêterait à merveille. Il faudra faire preuve d’imagination tant pour l’implantation urbanistique que pour l’aménagement intérieur. Construire un domaine sportif dans un environnement urbain dense induit le besoin de construire en hauteur et de mélanger les fonctions. Il faut que l’offre soit à la hauteur de Bruxelles. Les eaux de baignade y sont trop rares, il faut donner la priorité aux piscines car elles sont une solution accessible pour tous ceux qui veulent faire du sport. Les sports qui gagnent en popularité (boxe, padel...) mérite également d’être mis en avant. Nous réfléchissons aussi à développer de nouvelles offres (p. ex. un vélodrome polyvalent en plein air).
     

  • Nous voulons garantir à tous les jeunes bruxellois un accès à une piscine et à des cours de natation, ils devraient tous savoir nager à l’âge de 12 ans. Le prix de l’entrée des piscines bruxelloises ne peut pas dépendre de l’adresse du domicile. Nous voulons étendre les heures d’ouverture des piscines et l’offre à destination des enfants. Toutes les piscines publiques devraient rester ouvertes jusque 22 heures et être accessibles les dimanches et jours fériés. Nous voulons aussi instaurer une politique tarifaire unique dans tout Bruxelles.
     

  • Les communes sont bien souvent dépassées par la gestion des piscines publiques, c’est pourquoi il faudrait la transférer à la région. Celle-ci pourra ainsi mettre sur pied un meilleur plan de répartition des travaux de rénovation des piscines. 
     

  • Les écoles disposant d’infrastructures sportives doivent redoubler d’efforts pour les garder ouvertes hors des heures de cours et pendant le week-end. La commission communautaire flamande/Région doit augmenter les investissements en matériels et infrastructures multifonctionnels (systèmes de badge) et soutenir les écoles en cas de question sur la gestion des équipements. 
     

  • Nous devons multiplier les occasions de faire du sport dans l’espace public en installant davantage de dispositifs de street work-out et de parcours de courses fléchés. L’offre de cours actuelle doit plus s’orienter vers l’espace public, pensons aux cours de yoga dans les parcs ou à l’initiation à la boxe sur les places.
     

  • D’ici cinq ans, le Région devrait disposer d’un stade de hockey pour les compétitions internationales et d’une salle de basket pour les équipes de première division.

 

  • Nous voulons aussi construire davantage de piscine en plein air à Bruxelles. Pour ce faire, nous pouvons sécuriser et rendre accessibles différents étangs ou tronçons du canal, monter des constructions temporaires pendant la belle saison. Nous pouvons aussi construire au moins une piscine de plein air à grande capacité dans un endroit facilement accessible, avec toboggans et jeux.

Clubs sportifs

  • Les sports de salle ont lié l’organisation des compétitions à leur organisme de tutelle, avec pour résultat que les clubs des deux communautés ne se rencontrent plus. En raison de la dimension sociale du sport et des problèmes de déplacement, les compétitions d’amateurs doivent être organisées au niveau territorial. Nous appelons donc à la conclusion d’un protocole de coopération entre les Communautés, lequel prévoira de conditionner le subventionnement des structures séparées à l’organisation de compétitions communes. 
     

  • Les deux Communautés devront créer une base de données commune F-N des professeurs de sport qualifiés et des formations intensives bilingues (p. ex. sauveteur en piscine).
     

Le sport pour la mobilité sociale
 

  • Une politique du sport à la fois sociale et de proximité doit garantir une offre accessible au niveau du quartier et élargir nos horizons. C’est pourquoi nous souhaitons que tous les enfants de Bruxelles aient la chance de quitter la ville pour passer une semaine dans un contexte sportif à la côte ou dans les Ardennes.
     

  • La législature précédente a intégré l’asbl Buurtsport dans la commission communautaire flamande en vue d’améliorer encore la répartition de l’offre, de l’expertise et du soutien professionnel aux clubs. L’objectif reste le même : proposer des activités sportives aux jeunes vulnérables. Nous voulons développer le réseau d’antennes de sport accessibles dans les quartiers. 
     

  • Nous souhaitons pérenniser les subventions expérimentales pour les associations sportives afin de mobiliser les accompagnateurs et coordinateurs sportifs pour les jeunes. Les associations endosseront ainsi un rôle qui ne sera plus exclusivement sportif mais aussi social (accompagnement socio-pédagogique, incitation à l’engagement volontaire, leçons adaptés à tous les milieux...). Les clubs de sport sont confrontés à de graves problèmes dans le recrutement de volontaires. Nous voulons encourager la participation par le biais d’initiatives d’intégration comme BON (Brussels Onthaal Nieuwkomers). Pour les primo-arrivants, c’est une chance de se faire un réseau de connaissance et de pratiquer la langue, pour les personnes âgées isolées, c’est une chance d’entretenir des contacts sociaux.
     

  • Dans le contexte scolaire, le sport pourrait davantage servir à apprendre à adopter les bonnes attitudes et l’intérêt du travail d’équipe. Le sport est un outil d’émancipation. 
     

  • Le pass loisirs Paspartoe de la commission communautaire flamande a été étendu à l’offre sportive par la dernière législature. Il est voué à devenir un outil essentiel pour améliorer la participation sportive pour tous les Bruxellois grâce à son système de points-épargne, et plus spécifiquement pour les Bruxellois plus défavorisés grâce à des réductions ciblées. Nous voulons évaluer l’utilisation du Paspartoe et le rendre facile d’utilisation.
     

  • Bruxelles n’est pas une ville facile pour les personnes à mobilité réduite, comme les personnes handicapées ou les personnes âgées. Notre ambition est de rendre les infrastructures sportives accessibles à tous et de développer une politique du sport à la fois inclusive et intégrée en collaboration avec les associations socio-culturelles et de protection sociale.
     

 

Compétences

 

  • La compétence principale de la Région consiste à développer une stratégie régionale pour les infrastructures sportives. Des piscines aux pistes d’athlétisme, toutes les infrastructures sportives au niveau supra-local doivent devenir régionales.

 

  • Les Communautés et Commissions communautaires doivent conclure des accords de coopération sur la formation, les fédérations, les compétitions... On évitera ainsi que des clubs soient contraints de choisir en telle ou telle compétition pour avoir droit à des financements. 
     

  • Nous voulons imaginer une stratégie commune aux Commissions flamande et française pour assurer qu’un maximum d’enfants bruxellois puissent accéder au plus grand nombre de sport dans la langue de leur choix, en renforçant le lien entre enseignement et associations sportives et en menant une politique visant à renforcer l’implication des parents.