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Des Bruxellois engagés avec le 

5 chantiers flamands pour Bruxelles

L’accord de gouvernement est finalisé, les nouveaux ministres sont entrés en fonction et les premiers chiffres du budget sont sur la table. Il est temps de se pencher attentivement sur l’accord de gouvernement flamand, en particulier concernant Bruxelles. Hannelore Goeman, au Parlement flamand pour one.brussels-sp.a, a passé le texte en revue et voit d’emblée cinq chantiers concrets pour le nouveau ministre flamand en charge de Bruxelles, Benjamin Dalle.  Maintenant que les premiers cadres budgétaires annoncent d’importantes économies, notamment pour Bruxelles, elle entend que M. Dalle se batte pour la ville. 

Chantier 1 :  Un partenariat mature entre la Flandre et Bruxelles
L’accord de gouvernement décrit la Flandre et Bruxelles comme des partenaires, ce dont one.brussels-sp.a ne peut que se féliciter. Nous estimons cependant qu’un tel partenariat implique deux choses : un engagement budgétaire clair de la part de la Flandre et une bonne coordination avec la Commission communautaire flamande (VGC). Pour ce qui est de l’engagement budgétaire, les premiers chiffres du budget flamand ne présagent rien de bon. Ville riche de ses organisations culturelles, sportives et de jeunesse, Bruxelles va être durement touchée par l’économie générale de 6 % sur toutes les subventions. On coupe également dans le fonds bruxellois, bien qu’aucun chiffre ne soit encore connu. one.brussels – sp.a appelle le nouveau ministre en charge de Bruxelles à engager le combat pour sa ville pendant les prochaines discussions budgétaires. Nous plaidons aussi pour ancrer sur le plan budgétaire le partenariat entre la Flandre et la VGC dans un décret bruxellois qui regrouperait l’ensemble des moyens provenant de Flandre dans un cadre unique et clair. De notre point de vue, il faudrait évidemment que cela se fasse dans le respect de l’autonomie de la VGC et des promesses d’indexation de sa dotation. Les plans du précédent gouvernement ont échoué, gageons que cette législature parviendra à les réaliser.

Chantier 2 : Un quota prioritaire raisonnable dans le décret inscription
L’accord de gouvernement fait explicitement appliquer la résolution du nouveau gouvernement flamand visant à augmenter de 55 % à 65 % le quota prioritaire pour les enfants de parents néerlandophones dans l’enseignement néerlandophone bruxellois. 
one.brussels – sp.a déplore cette décision et avertit de ses effets pervers. 9 % de enfants dans l’enseignement néerlandophone sont issus d’une famille néerlandophone unilingue, 22 % d’une famille où un des deux parents parle le néerlandais et tous les autres parlent une autre langue à la maison. Dans la pratique, augmenter le quota prioritaire de 10 % aura pour conséquence que d’avantage d’enfants parlant néerlandais auront une place dans les écoles néerlandophones les plus en vue là où il n’y en aura presque plus dans les établissements moins prisés. Cette décision va à l’encontre d’une saine mixité et est néfaste pour tous les enfants concernés. one.brussels – sp.a veut donc que ce quota prioritaire soit maintenu à 55 %.


Chantier 3 : Une protection sociale flamande adaptée à Bruxelles
L’accord de gouvernement indique que l’implémentation de la Sécurité sociale flamande (Vlaamse Sociale Bescherming, VSB) à Bruxelles sera évaluée. one.brussels – sp.a espère voir une main tendue dans l’examen du déploiement de la VSB à Bruxelles. Hannelore Goeman : « Le nombre de Bruxellois affiliés recule d’année en année, et l’expérience nous apprend que même les campagnes d’information comme celles qui sont à nouveau annoncées n’y changent pas grand-chose. Nous demandons à la Flandre de réfléchir avec Bruxelles à une exception au nouveau système de financement qui suit la personne en ce qui concerne les établissements de soins flamands à Bruxelles. Faute de quoi, ces établissements risqueraient de ne plus être accessibles aux Bruxellois dépourvus de VSB à l’avenir, et leur rentabilité seront également en danger. »

Chantier 4 : Une approche ouverte du néerlandais
one.brussels – sp.a demande au nouveau ministre d’adopter une approche ouverte et décomplexée de l’utilisation du néerlandais à Bruxelles. L’accord de gouvernement parle d’« accords clairs sur l’utilisation du néerlandais et la communication en néerlandais par les organisations bruxelloises subventionnées par la Flandre. Hannelore Goeman : « J’espère que cela n’est pas le signe d’un durcissement sur l’utilisation du néerlandais à Bruxelles. La réalité bruxelloise est multilingue, et il y a toujours davantage de Bruxellois qui souhaitent apprendre notre langue. Adopter une attitude refermée sur l’utilisation du néerlandais par les organisations bruxelloises serait donc une occasion manquée et les empêcherait d’utiliser de temps à autre d’autre langue dans leur fonctionnement. Bien évidemment, le néerlandais doit rester la langue véhiculaire des organisations financées par la Flandre et/ou la VGC, mais une interdiction absolue d’utiliser d’autres langues ne ferait que rebuter des allophones désireux d’apprendre notre langue. »

Chantier 5 : Parcours d'accueil gratuit à Bruxelles
Bruxelles a décidé de rendre obligatoire le parcours d'intégration à partir de 2020 et c’est justement maintenant que le gouvernement flamand décide de rendre payants à la fois le cours et l’examen d’intégration.  Qu’est-ce que cela signifie pour Bruxelles ? Hannelore Goeman : « Si les primo-arrivants bruxellois peuvent choisir entre un parcours payant de la Communauté flamande et un parcours gratuit de la Communauté française, il est évident qu’ils choisiront le second. Cela ne peut pas être notre objectif : cette décision est contraire aux accords conclus et affaiblit la position du néerlandais dans notre capitale. » Le Ministre Somers a déjà annoncé qu’une exception serait prévue afin que les parcours d’intégration bruxellois et flamand restent gratuits en Région bruxelloise. one.brussels – sp.a compte sur le ministre Dalle pour assurer un suivi correct de l’aspect pratique afin que les 4000 places d’intégration promises à Bruxelles soient disponibles rapidement et gratuitement, comme prévu.