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Des Bruxellois engagés avec le 

Faire briller à nouveau la ville

 
Bruxelles est une ville agréable, avec des variations surprenantes et de nombreux coins agréables, des pôles commerciaux et de l’horeca dans toutes les communes. Mais il y a un point commun, Bruxelles est une ville sale dans beaucoup d’endroits. Peu de progrès a été réalisés dans ce domaine ces dernières années. Les organismes qui s'occupent du nettoyage et de la collecte fonctionnent mal, ont parfois des tâches qui font doublon et coordonnent rarement leurs activités. Cependant, la propreté est essentielle pour pouvoir vivre en ville.

Personne ne se sent à l'aise dans une rue pleine de déchets, dans un quartier avec des dépôts clandestins, dans les gares et les arrêts de transports publics avec des poubelles surchargées, une couche de mégots sales et des gens qui urinent dans l’espace public.


Un bon nombre de villes font remarquablement mieux : les villes scandinaves trient presque tous leurs déchets, nous n’en trions que 35 %. La plupart des agglomérations urbaines, y compris dans les villes plus méridionales, dépendent fortement de conteneurs de collecte souterrains dans les zones résidentielles. À Bruxelles, on attend encore la première rue de tri. En termes de nombre de parcs à conteneurs, Bruxelles est désespérément en retard sur les autres villes belges et même sur les efforts des petites communes moyennes.

Collecte des déchets sur mesure pour les grandes villes et les grands quartiers

 

  • L'agence Bruxelles Propreté devrait faire l'objet d'un audit, sous tous ses aspects, sans aucune réserve quant à la structure organisationnelle existante et benchmarker avec ce qui se fait dans des agglomérations urbaines similaires. Le benchmarking est une enquête dans laquelle les performances d'organisations, de produits ou de programmes sont examinées et comparées. Si nécessaire, l'approche de Bruxelles devrait être complètement repensée.

  • Nous voulons lutter contre les dépôts clandestins, les déchets dans les rues et les incivilités (uriner en rue...). Nous voulons mener une politique de prévention claire, en coopération avec les écoles. Quiconque continue à polluer la ville doit être puni rapidement, correctement et sévèrement. Nous augmenterons les sanctions administratives pour récidive et introduirons des pénalités pour les récalcitrants.
     

  • Bruxelles continue à collecter ses déchets dans des sacs, malgré le fait qu'un certain nombre de logements sont de petite taille et ne peuvent rien garder à l'extérieur. Le système de sacs aux portes d'entrée doit être remplacé de toute urgence par des conteneurs souterraines au niveau des quartiers ou par de petits conteneurs individuels lorsque cela est possible. La collecte des déchets doit se faire à l'heure humaine et en concertation avec le voisinage. Nous mettrons à disposition une décharge par rue ou à une distance de 100 mètres, le cas échéant nous enlèverons des places de parking pour y faire de la place.

 

  • Les immeubles d'appartements devraient être tenus de fournir un local à poubelles avec des conteneurs appropriés. 
     

  • Si le camion-poubelles passe par là, il faut que la rue soit propre. Nous faisons en sorte que les camions-poubelles puissent faire leur travail de façon plus complète en abolissant le système dans lequel ils veulent faire leur tournée le plus rapidement possible. Nous coordonnerons les collectes de déchets et les équipes de nettoyage.

 

  • À Bruxelles, nous voulons nous assurer que chaque quartier dispose d'un centre de recyclage. Il s'agit de projets d'économie sociale où les Bruxellois qui ont des difficultés à rejoindre le marché du travail bruxellois peuvent également travailler. Les centres reçoivent une compensations pour les flux de déchets qu’ils amènent dans le circuit de réutilisation.

 

  • Les endroits très fréquentés doivent être davantage équipés de toilettes publiques, pour hommes et pour femmes. Pour les grands événements, des conteneurs mobiles et des toilettes mobiles seront fournis.
     

  • Les nombreux gaspillages qui subsistent après les événements ou les marchés n'ont pas de sens. Nous interdirons le plastique jetable et introduirons un système de consigne. Les sacs et gobelets réutilisables doivent devenir la norme.
     

  • Un plan de gestion des déchets et de propreté deviendra obligatoire pour les magasins, les entreprises, les événements et les zones d'intérêt régional (gare du Midi, Tour & Taxis...). La Région élabore des plans de propreté prioritaires pour les zones souffrant de problèmes chroniques (abords des gares, par exemple). 

 

  • Les entreprises bruxelloises doivent conclure un contrat payant avec un collecteur de déchets reconnu pour le traitement de leurs déchets. Dans la pratique, quatre entreprises sur cinq n'ont pas de contrat. Nous prendrons des mesures plus strictes contre les contrevenants : un meilleur contrôle, des amendes et un recouvrement efficace des amendes.

  • Les conteneurs pourront se trouver sous terre, en surface, dans les bâtiments ou individuellement : déchets résiduels, papier et carton, PMD, fruits et légumes et déchets de jardin (FLJ) et enfin verre. Le public n’aura plus à consulter les brochures compliquées sur les types de plastique. Les producteurs seront tenus de reprendre ce qu'ils produisent. Les FLJ vont dans un bac fermé pour les zones résidentielles denses sans jardin. Dans des bâtiments plus ouverts, on utilisera l'auto-compostage ou l’élevage de petits animaux. 
     

  • La régularité de la collecte des déchets sera adaptée aux besoins du quartier, tout comme le mode de livraison le sera à la nature du quartier. La collecte et le nettoyage sur les axes commerciaux très fréquentés auront lieu la nuit. Tous les camions de collecte seront électriques en 2030.
     

  • Bruxelles a besoin de 15 parcs à conteneurs régionaux. Les déchets ménagers encombrants peuvent être acheminés vers un tel parc à conteneurs par le biais de la méthode de livraison. Sur rendez-vous uniquement, vous pourrez également faire ramasser les déchets encombrants, même en dehors des heures de travail. En fonction de l'effort fourni, le résident bruxellois paiera une redevance appropriée à cet effet.
     

  • La région compte encore beaucoup de terrains inutilisés près du port, des terrains à bâtir et des bâtiments industriels qui sont vides depuis des années. Nous installerons des parcs à conteneurs temporaires à ces endroits pour répondre rapidement aux besoins. Sur ces sites, 30 centres de recyclage seront également créés dans le cadre de projets d'économie sociale. Les Bruxellois pourront y travailler s'ils ont des difficultés à s'insérer sur le marché du travail ordinaire ou s'ils travaillent actuellement dans le secteur traditionnel de la collecte des ordures ménagères.
     

  • Nous étudierons quels flux de déchets communaux peuvent être traités et utilisés pour d'autres applications (voir aussi Environnement).

 

  • En 2018, le ministre bruxellois de l'Environnement a lancé un projet pilote sur la consigne de boîtes et bouteilles. Bruxelles veut ainsi jouer un rôle de précurseur. Cela permet de lutter contre les déchets sauvages. Nous évaluerons le projet pilote de Bruxelles et viserons l'harmonisation avec les régions voisines. 

  • Pour les zones à problèmes connues, la région établira un plan de propreté qui rassemble toutes les parties concernées et apporte une solution efficace.

 

  • Dans les endroits fréquentés et lors d'événements, il est possible d'éviter le gonflement des poubelles, le déversement des déchets et le dépôt clandestin en recourant à des gestionnaires permanents. Des toilettes publiques sont également nécessaires aux mêmes endroits fréquentés.
     

  • Dans l'espace public, des poubelles publiques doivent être installées tous les 250 mètres en tous lieux. À partir de maintenant, nous n'achèterons plus que des conteneurs avec un mécanisme. Lorsqu'une poubelle est (presque) pleine, l’organisme qui s'occupe de l'élimination recevra un signal. Pour toutes les grandes manifestations, l'utilisation de conteneurs et de toilettes portables sera rendue obligatoire par le biais des autorisations délivrées.
     

  • Les parcs et terrains de jeux publics doivent également disposer de toilettes. Dans le secteur de l’horeca, les enfants doivent avoir le droit d'aller aux toilettes gratuitement. Il y aura beaucoup plus de toilettes et de pelouses pour chiens avec une infrastructure adaptée. Une brigade spéciale supervisera ces environnements. 

 

  • Beaucoup trop de déchets jonchent les rues après les événements ou les marchés. Nous avons l’intention d’interdire les gobelets jetables, les bâtons mélangeurs en plastique, les pailles et autres. 

 

  • FixMyStreet doit être amélioré et étendu pour devenir un point d’information à l’échelle de la ville, également joignable (gratuitement) par téléphone ou par e-mail en vue de signaler tout problème dans l’espace public, comme les décharges sauvages récurrentes.

 

  • Le matériel de sensibilisation et le budget sont regroupés au sein d'un organisme qui offre une campagne lisible et reconnaissable. Des informations claires sont également nécessaires pour les calendriers de collecte. Une approche uniforme est plus qualitative et moins coûteuse. Selon la typologie du quartier et ses problèmes spécifiques, ces campagnes peuvent avoir une approche locale.

 

  • Chaque nouvel habitant reçoit une package de bienvenue clair sur la façon dont la ville traite les déchets ménagers, les encombrants et l'hygiène. Chaque résident reçoit un calendrier personnalisé des déchets pour sa rue et son quartier ou parc à conteneurs à proximité. 

 

  • Nous élaborerons des séries de leçons et d'action et des outils pour les écoles et les comités de quartier. Les écoles, immeubles à appartements, quartiers, clubs de sport ou pôles de récréation propres pourront concourir pour décrocher un label. On pourrait compiler les bonnes pratiques dans un guide de label ou sur un site Internet permettant à chaque enfant de connaître la politique de gestion des déchets de la Région de Bruxelles-Capitale.
     

  • La région a besoin d'une politique centrale en matière de graffitis. Les tags non désirées sur les propriétés privées ou publiques défigurent la ville. Bruxelles doit s'attaquer à ce vandalisme de manière coordonnée. Le graffiti est aussi un art qui s'intègre dans le monde de nombreux jeunes Bruxellois. Nous voulons donc créer des lieux où le graffiti est autorisé, où les idées créatives peuvent s'épanouir. Les organismes publics et privés peuvent mettre à disposition des « places nues ». De cette façon, nous pouvons même décorer certains quartiers, temporairement ou non, tout en réduisant le besoin de faire effacer des graffitis non désirés. En échange de ce soutien, nous faisons appel à des artistes graffeurs expérimentés pour aider les jeunes qui ne suivent pas les lignes à ajuster leurs couleurs : les orienter vers des projets préventifs et des zones franches. Le soutien aux graffitis en tant qu'art de rue est renforcé par l'information de la population et une action rapide et efficace en cas de graffitis illégaux. Une équipe d'intervention spéciale de Bruxelles Propreté les enlèvera gratuitement. 

 


Le contrôle

 

  • Une bonne politique en matière de propreté publique consiste à faire de la prévention et de la sensibilisation, à réfléchir à d’autres manières d’enlever les déchets, et enfin à sanctionner également. Le contribuable bruxellois paye cher l’enlèvement des ordures et des sacs mal ramassés ou endommagés, les décharges illégales et les calendriers de collecte peu clairs des déchets ménagers. Ce système actuel est plus coûteux qu'un système de conteneurs enterrés et de parcs à conteneurs. Nous opterons pour une politique de sanction immédiate qui sanctionnera chaque déchet comme une décharge illégale.

 

  • Les amendes impayées seront reprises dans la déclaration d'impôt et perçues par ce biais.

 

  • Il faut uniformiser les sanctions et politiques de sanctions pour la pollution de la voie publique. Elles doivent valoir pour toute une série d’infractions : déjections canines, uriner, cracher ou vomir sur la voie publique, déposer des immondices, ne pas trier les déchets ou les trier mal, abandonner ses ordures dans les parcs et parterres... Les amendes doivent être suffisamment élevées pour avoir un caractère dissuasif.
     

  • Les sanctions ne sont efficaces que lorsque le risque de se faire prendre est élevé. Pour cela, nous nous concentrons sur les zones à problèmes et les zones connues. Une équipe d'intervention travaille avec la cellule du quartier dans le chapitre sur la politique de sécurité pour attraper les délinquants. Le parquet et la police seront impliqués et développent une politique audacieuse dans ce domaine. L'utilisation de caméras mobiles pour identifier les responsables ne sera plus un sujet tabou.

 

  • Nous augmenterons le nombre de contrôles sur les dépôts clandestins, y compris par le biais d'actions-ordures ciblées. Ces actions seront l’occasion pour les services de propreté de collaborer avec la police pour prendre les contrevenants sur le fait. 

 

  • Les fonctionnaires régionaux de Bruxelles-Propreté peuvent infliger des Sanctions administratives communales pour s’attaquer au problème des décharges clandestines, les fonctionnaires du service de recherche devront seulement obtenir pour cela une autorisation des communes bruxelloises. Aujourd'hui, ils ne peuvent intervenir que dans 11 des 19 communes, nous voulons harmoniser cette situation à l’échelle de la région.