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Des Bruxellois engagés avec le 

Mobilité  vers une ville pour les gens


Dans une ville densément peuplée comme Bruxelles, l'espace public est rare. Une ville attrayante et vivable a besoin d'espaces publics de qualité tels que des parcs, des places, des rues sans voiture, des rues cyclables, des zones piétonnes. Les habitants et les visiteurs ont droit à un air sain, à une circulation fluide et sûre et à des zones de loisirs. Près d'une famille bruxelloise sur deux n'a pas de voiture, portant ces véhicules sont trop nombreux et monopolise l’espace public. 


Parce que Bruxelles est une ville qui a trop longtemps tout donné à la voiture et qui doit redevenir une ville pour les gens. Si l'espace public l'emporte, c'est la qualité de vie dans la ville qui l'emporte. Si les transports publics ou partagés gagnent, ce sont les Bruxellois qui gagnent. Le mouvement que nous avons initié ces dernières années pour passer d'une ville pour les voitures à une ville pour les gens doit être poursuivi et accéléré. Ce faisant, nous devons oser faire des choix, parfois à contre-courant.


La marche, les vélos et les transports publics devraient devenir le premier choix des Bruxellois et des visiteurs en matière de mobilité. De cette façon, nous éviterons que les voitures ne pénètrent inutilement dans la ville ou ne soient utilisées pour de courts trajets. Une politique de stationnement intégrée doit soutenir ce choix et garantit l'élimination de la circulation en recherche de places. Nous devons faire de la place pour les cyclistes et les piétons, c'est pourquoi nous mettrons les voitures garées sous terre autant que possible en restreignant les places en surface. Bruxelles deviendra ainsi à nouveau une ville pour se promener à vélo ou à pied. Les nouvelles installations collectives devraient d'abord être accessibles sans voiture. Les lieux de rencontre doivent devenir des zones interdites aux voitures ou à circulation apaisée : rues commerçantes, abords des écoles, centres culturels, centres sportifs, plaines de jeux...
 

Les places deviendront ainsi comme le prolongement de votre living, les parcs deviennent votre jardin.

 

Nous continuons donc à opter radicalement pour une redistribution de l'espace public. L'espace pour les personnes est une priorité 


À ces questions également, one.brussels apporte des solutions. Trop souvent, les communes minent les décisions et l'efficacité de la Région et font se perdre dans les sables les décisions en matière de mobilité.
 

Nous devons tout faire en faveur d'un transfert de compétences en matière de mobilité de la commune vers la Région.

Espace pour piétons

 
Donner plus d’espace aux piétons permet d’en attirer encore plus. Les zones à plus faibles émissions sont les zones piétonnes. Nous avons déjà appliqué ce principe à Flagey, au Vieux Marché au Grain, à la place Dumon, à la place du Miroir, à la chaussée d’Ixelles, à Rogier et avons soutenu le piétonnier dans le centre. Dans les années à venir, nous continuerons à travailler à créer des rues à circulation apaisée ou sans voiture et des zones piétonnes.

 

Tout comme les transports publics, les espaces publics doivent être conçus pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR). Un tiers des usagers est concerné : personnes moins mobiles, enfants, parents avec poussettes, personnes âgées... Lors d réaménagement des trottoirs, des matériaux accessibles doivent être utilisés. Toutes les stations de métro doivent être équipées d’ascenseurs. Les arrêts d'autobus et de tramway doivent être accessibles, avec un espace réduit a minimum entre le quai et le véhicule. 
 

  • Chaque quartier aura droit à une zone piétonne reliée par des rues piétonnes et des liaisons douces. Nous voulons réaliser les zones piétonnes suivantes :

•    du quartier du Béguinage dans le centre, nous voulons faire un quartier calme et sans voitures avec des terrasses animées, où il fera bon se promener, lire et se reposer.
•    place Schuman (en cours de réalisation)
•    Petite Ceinture entre le métro Porte de Namur et Louise, Ixelles (en cours de réalisation)
•    une liaison entre le Parlement européen et Schuman au-dessus des voies ferrées
•    rue du Bailli, Ixelles
•    place Vander Elst, Uccle
•    parvis Saint-Pierre, Uccle
•    place Guido Gezelle, Ganshoren
•    place communale, Molenbeek-Saint-Jean
•    Grand Sablon, Bruxelles
•    rue de Brabant, Saint-Josse-ten-Noode/Schaerbeek
•    chaussée de Gand, Molenbeek-Saint-Jean
•    rue Wayez, Anderlecht
•    place Beekkant, Molenbeek
•    place du Luxembourg via Esplanade de l’Europe jusqu’à la place Schuman
•    place du Châtelain, Ixelles
•    avenue Louise, tronçon « Goulet Louise », Ixelles
•    place Collignon, Schaerbeek
•    place de la Vaillance, Anderlecht
•    place Cardinal Mercier, Jette
•    rue Vandevelde, Helmet, Schaerbeek
•    place Saint-Denis, Forest
•    place de l’Église, Église Sainte-Agathe de Berchem-Sainte-Agathe dans la rue de l’Église
•    place Van Meenen, Saint-Gilles
•    alléger le trafic dans le Pentagone, le rendre sans-voiture là où c’est possible.

 


Espace pour les cyclistes 


Pour augmenter le nombre de cyclistes, il suffit de leur donner plus d’espace. Au cours des cinq dernières années, ce nombre a doublé pour atteindre aujourd’hui un pourcentage de 7 à 8 %. On pourrait à terme aller jusqu'à 20 %. Les cyclistes ont donc droit à plus d'espace pour suivre et renforcer cette évolution. D'une part, les navetteurs doivent pouvoir parcourir rapidement de longues distances et, d'autre part, les enfants doivent pouvoir se rendre à l'école à vélo en toute sécurité. Pour ce faire, il faut prévoir de l'espace pour les vélos.

 

  • En plus d'un réseau d'autoroutes cyclables en construction (vélo-RER), nous créerons des îlots de vie sans voiture dans toute la région. Il s'agit de rues locales qui seront transformées en zones résidentielles, de rues résidentielles et de rues cyclables sur les Itinéraires cyclables régionaux. Aucune voiture ne sera autorisée sur les autoroutes cyclables, elles seront aussi plates que possible et construites sur des voies ferrées, sur des routes principales et sur des ponts cyclables séparés. Elles traverseront les frontières régionales. Le long de la voie ferrée, il s’agira essentiellement des routes F3 (Louvain-Bruxelles), F212 (Opwijk-Bruxelles) et L26 (Tubize-Uccle). L'infrastructure cyclable sera entretenue et mise à niveau régulièrement.

 

  • Les grandes intersections seront prioritaires afin d'améliorer le confort et la sécurité des cyclistes. Les super-connecteurs (ponts, passerelles, tunnels) relieront les principales autoroutes cyclables sans traverser la circulation automobile. Nous voulons investir activement dans la qualité des pistes cyclables et des trottoirs et choisir des matériaux accessibles lors des réaménagements.  Des ascenseurs doivent être installés là où les autoroutes cyclables rencontrent de forts dénivelés (p. ex. chaussée d’Helmet/boulevard Lambermont, rue Gray/avenue du Trône, ancienne gare de Bockstael, Mont des Arts, parc Albert). Le réseau secondaire des Itinéraires cyclables régionaux sera relié aux autoroutes cyclables. Nous voulons créer des pistes cyclables sur la chaussée de Waterloo et la chaussée de Mons. 

 

  • Lors de tout réaménagement de route, une piste cyclable distincte, une rue cyclable ou une zone résidentielle sera créée. Pour ce faire, il faudra supprimer des places de parking, des voies ou sens de circulation. S'il n'y a pas assez d'espace pour une piste cyclable séparée, la circulation automobile devra être limitée (par un plan en boucle) et une rue cyclable ou une zone résidentielle sera aménagée. Dans la mesure du possible, les latérales seront transformées en piste ou rue cyclable fermées au trafic de transit mais autorisant les livraisons et le trafic local (par ex. avec des potelets). Nous voulons améliorer la « cyclabilité » des infrastructures existantes en remplaçant aussi vite que possibles les bandes cyclables suggérées par une alternative visible et colorée avec nervures, les automobilistes entendront ainsi lorsqu’ils passent dessus. Nous voulons également entreprendre des actions contre les nids-de-poule ou les pavages manquants ou inégaux, dangereux pour les vélos.

 

  • Dans la zone généralisée 30 (voir ci-dessous), les feux de signalisation seront supprimés. Lorsque cela n'est pas possible, l’autorisation de tourner à droite au rouge sera généralisée. Les feux de signalisation seront réglés pour les cyclistes (vague verte) et des cycles supplémentaires sont prévus (vert intégral pour les cyclistes, VIC).

 

  • Nous voulons promouvoir le vélo auprès des Bruxellois, que ce soit leur propre vélo ou via des systèmes de vélopartage. Nous voulons une amélioration des systèmes de cyclopartage et l’électrification complète des Villo!, la promotion des vélos (électriques et cargo) en libre-service de flotte, le leasing et la location. Ces systèmes sont adaptées à la politique urbaine et sociale et doivent devenir des solutions clés des services de mobilité en réseau (Mobility as a Service). Pour ceux qui ne peuvent pas acheter un vélo neuf, il reste les vélos d’occasion. Certains cyclistes sont contraints de se tourner vers les vélos d’occasion après s’être fait voler le leur. Bruxelles doit également miser sur l’extension de l’offre de seconde main et la rendre accessible à tous. On peut y parvenir en soutenant le développement des ateliers de réparation (recyclage) de vélos, de la formation de « recycleurs de vélos » et en organisant un grand marché de l’occasion. La réparation de vélos doit devenir plus accessible en intégrant des ateliers ouverts, des réparateurs dans tous les contrats de rénovation urbaine et en les intégrant à l’économie circulaire. 

 

  • Nous nous attaquerons de front au vol de vélos en en faisant une priorité pour la police. Le vol de vélos est inacceptable, il décourage le recours à ce mode pour les déplacements urbains. Nous voulons faciliter le signalement des vols. Nous voulons généraliser l’enregistrement afin que les propriétaires retrouvent plus souvent leur vélo. Il faut s’attaquer au vol de vélos de manière organisée en faisant enregistrer tous les vélos (re)vendus, en investissant dans des parkings et emplacements à vélos, en identifiant les réseaux organisés (en collaboration avec le parquet et la police), et en équipant les vélos de traceurs GPS et enfin en misant sur la prévention.

 

  •  Les parkings à vélos sécurisés sont une condition nécessaire pour faire de Bruxelles une ville cyclable. C'est pourquoi nous continuerons à placer des arceaux à vélo pour qu’il y en ait un tous les 150 m maximum. Si vous n'avez pas assez d'espace pour votre vélo à la maison, vous devriez pouvoir le stationner à peu de frais et en sécurité dans des box-vélo, des bâtiments vides ou des stations de métro comme celles déjà en place à la Bourse et de Brouckère. La transformation des accès en demi-sous-sol en emplacement pour vélos doit être encouragée dans le cadre de toutes les rénovations de gare (Gare centrale, Albert, Montgomery...).

 

  • Tous les contrats de rénovation urbaine doivent intégrer un atelier de réparation (de vélo) suivant un programme d’insertion.

 

  • Nous voulons des Ambassadeurs cyclistes qui collaboreront avec les associations cyclistes ou de quartier pour ancrer le vélo dans chaque quartier.
     

  • Le comportement antisocial et dangereux des automobilistes, aussi en matière de stationnement, n'est pas acceptable dans une ville qui donne une place aux piétons et aux cyclistes. Pour améliorer la sécurité, il faut renforcer le contrôle par caméra et par la police, suivie d'une politique d'amende immédiate.

 

  • Nous continuerons à sensibiliser les automobilistes à la sécurité des usagers vulnérables.

 

  • Nous comptons installer de nouveaux compteurs de vélos indiquant le nombre de cyclistes pour les encourager et envoyer un signal aux automobilistes : il y a une alternative + attention aux usagers faibles.

 

  • Ce qu'on apprend au berceau dure jusqu'au tombeau. Nous voulons lancer un système d'ambassadeurs du vélo dans les écoles en début d’année scolaire pour coacher les enfants à se rendre à l’école à vélo (le train cycliste). 

 

  • La priorité ira à l'amélioration de la sécurité à vélo par l'adaptation des infrastructures sur les points noirs de la Région. Là encore, le transfert de compétences à la Région permettra de débloquer et d'accélérer les dossiers. Tous les vélos vendus doivent être munis de feux de vélo. Les campagnes de sensibilisation doivent se concentrer sur l'attention des automobilistes et l'utilisation des feux de vélo. Nous voulons renforcer la police par des brigades cyclistes dans toute la Région de Bruxelles-Capitale. La première tâche de la brigade cycliste sera de protéger l'usager actif de la route. Nous devons aussi promouvoir à grande échelle l’utilisation du casque.


De la place pour les transports publics 

 

  • Grâce à nous, il y a eu pour 5,2 milliards d'euros d’investissements dans les transports publics : modernisation et extension du métro, ouverture de nouvelles lignes de tram et de bus et remplacement de la flotte de bus par des modèles plus écologiques. Les résultats sont visibles. Jamais auparavant autant de Bruxellois n'avaient pris les transports en commun : nous avons pulvérisé tous les records en 2018 avec plus de 417 millions de courses. Mais il faut poursuivre et accélérer cette tendance. 

 

  • La mise en œuvre des projets de métro existants est une priorité absolue L’axe Nord-Sud doit devenir une véritable ligne de métro et être prolongé vers Schaerbeek et Evere (Bordet) au nord et au sud. L'automatisation permettra de garantir une fréquence élevée. Il faudra encore travailler à deux nouveaux prolongements : vers Grand-Bigard et au sud en direction d’Uccle.

 

  • La STIB reste l'un des principaux employeurs de la région. L'automatisation ne doit pas signifier réduction de l'emploi. Il faudra un nouvel emploi intéressant pour chaque conducteur. 

 

  • Après l'énorme succès du tram 9 et le prolongement du tram 8, nous devons continuer à promouvoir le tram. Ils doivent circuler sur site propre et les bus doivent avoir une bande dédiée. Les lignes de tram prioritaires sont :

•    nouveau prolongement de la ligne de tram 9 jusqu’au plateau du Heysel
•    nouveau prolongement de la ligne de tram 8 
•    prolongement de la liaison du tram 3 au complexe du Heysel
•    ajouter des trams en site propre rue Wayez, chaussée de Charleroi et chaussée de Neerstalle
•    une liaison de tram vers Neder-Over-Heembeek
•    la ligne de tram vers Tour & Taxis avec une liaison à Belgica ;
•    une ligne de tram depuis Nord via Bordet et l’OTAN jusqu’à l’Aéroport de Zaventem ;
•    une ligne de tram de Simonis à Houba-Destrooper via le Haut de Jette ;
•    ligne de tram sur la chaussée de Ninove, prolongement de la Gare de l’Ouest jusqu’à Dilbeek ;
•    la réintroduction d'une ligne directe de tramway entre toutes les communes de Bruxelles vers le centre-ville ;
•    la Région travaille activement avec ses voisins au développement d'un réseau de tramway interrégional pour les Bruxellois et les visiteurs.

 

  • Mettons fin à l'air pollué : nous poursuivrons l'écologisation de la flotte de la STIB et d'ici 2030, les bus devront être entièrement électriques. Nous poursuivrons le déploiement du Plan bus et prévoirons des itinéraires transversaux reliant différents quartiers de la ville, car toutes les lignes ne doivent pas nécessairement passer par le centre.

 

  • Les transports publics ont également un rôle social à jouer, ils doivent être abordables pour tous. Les employeurs ont également une responsabilité à cet égard, ils doivent encourager leurs employés à se déplacer de manière durable. Il faut éviter les mouvements inutiles de personnel et de marchandises.

 

  • Le système des voitures de société doit être progressivement supprimé et remplacé par un budget de mobilité attractif rendant les transports publics très bon marché ou gratuits pour les travailleurs. Le cyclopartage et la prime vélo attrayante seront compris. Nous voulons que la STIB redevienne gratuite pour les retraités pour que même les personnes ayant une petite pension puissent se déplacer. Nous soutiendrons les familles en rendant les abonnements scolaires déjà bon marché complètement gratuits.

 

  • Les transports publics doivent circuler plus tard la nuit. Le service Noctis sera amélioré et étendu, tant en nombre de lignes qu'en fréquence de transport. Nous voulons aussi une offre nocturne sur les lignes de métro et de prémétro les plus fréquentées le week-end et le soir pour les jours fériés.

 

  • Bruxelles doit être encore plus propre. La station de la Bourse devra servir d'exemple : confortable, propre, lumineuse, sûre, accessible, multimodale et avec les installations sanitaires nécessaires. Nous poursuivrons la rénovation des stations de (pré)métro. À terme, des toilettes publiques seront installées dans toutes les gares.

 

  • La sécurité est un droit fondamental Nous avons donc recruté du personnel de sécurité dans les stations les plus visitées, il en faut cependant davantage. Comme dans beaucoup d'autres villes, le personnel sera présent dans chaque station à l'avenir. Ce service de base augmente la sécurité, il a un fort effet dissuasif sur la fraude, les incivilités et la propreté (80 % des pannes d’escalators sont dues au vandalisme). Les incivilités/délits seront traités efficacement et sévèrement par des amendes et des poursuites. Le personnel de sécurité améliore également les services : aide aux personnes à mobilité réduite, accompagnement des voyageurs ou assistance en cas d'escalator ou de portique défectueux, intervention en cas de comportements inconvenables ou agressifs...

 

  • L'application de la STIB doit s'enrichir d'informations d'accès en temps réel pour les personnes à mobilité réduite. Nous voulons qu’il y ait une seule app intégrée pour tous les modes de transport, avec des informations d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

 

 

Moins d'espace pour la voiture particulière


Depuis trop longtemps, Bruxelles accorde trop d'espace et d'attention à la voiture. Un nouvel équilibre est nécessaire. À long terme, nous devons rendre superflue la possession d'une voiture particulière en ville. Nous avons récemment consacré beaucoup d'efforts au l’autopartage et au covoiturage. Nous allons plus loin et rendons attrayant pour les visiteurs le fait de laisser leur voiture à la périphérie de la ville. Car moins de voitures sur les voies d'accès à la ville signifie plus d'espace pour les Bruxellois.

 

  • Nous voulons plus d’espaces verts, plus de place pour les transports publics et les usagers faibles, et nous interdirons la circulation dans les quartiers et les rues résidentielles en modifiant l’infrastructure ou en créant de nouveaux plans de circulation. Les routes d'accès à la ville ont besoin de moins d'espace grâce à des alternatives plus nombreuses et plus mieux adaptées.

 

  • La E40 à Reyers doit devenir un boulevard urbain, comme le boulevard Reyers La A12 doit avoir un embranchement vers un P+R et compter 2x2 bandes. Le viaduc Hermann Debroux doit être démoli et le boulevard Hermann Debroux doit être transformé en boulevard urbain. La rue de la Loi, qui compte trois bandes de circulation, et la rue Belliard doivent donner plus de place aux piétons et aux cyclistes. 

 

  • Il faut instaurer une zone 30 à l’échelle de la région, hors voies de transit. Seul le trafic local pourra pénétrer dans les quartiers. Pour le réaménagement des rues, nous travaillerons autant que possible avec des éléments physiques qui ralentissent naturellement la circulation. 

 

  • Nous voulons améliorer la sécurité routière en introduisant des radars-tronçons et des radars sur les axes principaux et en renforçant la présence policière et les sanctions si nécessaire. 
     

  • Nous miserons pleinement sur le transport scolaire à vélo : sécuriser les itinéraires, stimuler les achats en groupe pour les élèves par l'intermédiaire des écoles et proposer des formations cyclistes. Nous investirons dans des rues scolaires sans voiture permanentes lorsque c'est possible, et temporaires (avec des interventions pendant les heures de classe) lorsqu'il n'y a pas d'autre option. Nous enlèverons des places de parking et sécuriserons le stationnement des vélos aux écoles et dans les écoles. Enfin, nous voulons encourager les écoliers à se rendre ensemble à l’école à vélo, sous supervision grâce à une app les mettant en contact avec des parents ou professeurs cyclistes.
     

  • Nous voulons mettre sur pied un plan de circulation générale. À court terme, les chaussées historiques doivent devenir unidirectionnelles : avenue Rogier, chaussée d’Haecht, chaussée de Louvain, chaussée de Wavre, avenue de la Couronne (avant avenue du Trône), chaussée de Charleroi, chaussée de Waterloo, chaussée d’Alsemberg, avenue Van Volxem, chaussée de Mons, chaussée de Ninove, chaussée de Gand, rue du Progrès. De cette façon, nous créerons de l'espace pour le tram et les voies de bus. Les cyclistes et les piétons disposeront également de plus d'espace et la circulation entrante et sortante sera plus fluide. Les axes principaux très fréquentés et où circulent de nombreux transports publics qui sont maintenant gérées comme des voies communales doivent être transférés à la Région. 
     

  • Dès que les chaussées sont unidirectionnelles, tous les quartiers centraux appliquent un système de boucle. La priorité devrait être la réduction de la circulation de transit et à la recherche de places de stationnement.
     

  • La zone de basses émissions (ZBE) doit être introduite plus rapidement. D'ici 2025, tous les moteurs diesel devront être bannis de la ville, d'ici 2030, tous les véhicules équipés d'un moteur thermique. Nous voulons réformer en profondeur et rapidement la taxation routière. Nous veillerons à ce que les nouvelles voitures non respectueuses de l'environnement, telles que les diesels, doivent payer plus de taxes de circulation et que les voitures électriques doivent payer moins. Nous veillerons à ce que ce ne soient pas les pauvres avec une vieille voiture qui en paient le prix ; pour les voitures d'occasion, nous veillerons à ce qu'il y ait un arrangement transitoire. Nous exigerons du gouvernement fédéral qu'il supprime le système des voitures de société : les salaires doivent être payés en euros (voir chapitre environnement).
     

  • La prime Bruxell’Air doit devenir une prime ZBE. Les personnes contraintes de se débarrasser de leur voiture à cause de la ZBE doivent avoir le choix entre un abonnement aux transports publics, un vélo électrique, un abonnement à un système de partage de vélos ou de trottinettes (électriques) ou un abonnement à un système d’autopartage ou de chèques-taxi.
     

  • L’autopartage doit être encouragé : ceux chez qui on constate une utilisation inférieure à 10 000 km par an lors du contrôle technique doivent recevoir automatiquement une brochure d’information sur le passage au système d’autopartage. Cela permet non seulement d'économiser de l'argent, mais aussi de l'espace public. Les opérateurs d’autopartage seront tenus d'éliminer progressivement les moteurs à combustion d'ici 2025.
     

  • À terme, nous visons une redevance kilométrique intelligente. En attendant, nous développerons un péage urbain pour décourager l'utilisation de la voiture à l'intérieur de la ville.

 

  • Nous sommes contre l'extension du Ring bruxellois. Nous voulons réorganiser le trafic motorisé en séparant le trafic de transit de la circulation locale pour le sécuriser. Les conditions suivantes devront être remplies :

•    l'utilisation totale de l'espace ne doit pas augmenter
•    au moins le tronçon passant par le bois du Laerbeek doit être couvert, il faut étudier cette possibilité pour la forêt de Soigne.
•    il faut prévoir des parkings P+R reliés à des transports publics performants (RER et transport public)
•    il faut installer un mur anti-bruit performant
•    il faut développer un système de gestion du trafic : des mesures automatisées en temps réel pour réguler la fluidité du trafic.
•    instaurer une vitesse maximale permanent de 90 km/h sur le ring
•    il faut réformer la fiscalité pour réduire le nombre de voiture et pas seulement pour jouer sur le type de voiture
•    il faut développer l’offre de transports publics et les infrastructures cyclables

 

  • La fiscalité automobile doit rapidement viser à plus d’écologie sans grever les finances des citoyens. Elle doit être liée aux émissions en même temps qu’aux revenus. Les SUV et les gros véhicules, de facto plus dangereux en ville, doivent être sanctionnés. 

 

  • La politique de stationnement doit encore être réformée pour redonner de l'espace public aux habitants : les tarifs doivent augmenter à mesure qu’on s’éloigne de la périphérie pour se rapprocher du centre. Dans les quartiers avec parkings publics ou de bureaux, seuls les résidents pourront à terme se garer dans la rue, les visiteurs seront conduits vers les parkings. Il faut prévoir un nombre maximum de carte de résident par famille. Les voitures des visiteurs doivent pouvoir être parquées sous terre. Dans un premier temps, nous ouvrirons les parkings existants (par ex. ceux des entreprises) et utiliserons les parkings souterrains existants à pleine capacité. Les entreprises seront encouragées à prévoir des installations de stationnement pour vélos et des douches.

 

  • Pour chaque place de parking occupée ou construite, l’entreprise devra obligatoirement acheter un abonnement STIB pour un membre du personnel. Nous réduirons le nombre maximum de places de stationnement obligatoires pour les nouveaux projets de construction ou de rénovation et exigeons suffisamment d'espaces intelligents pour les véhicules partagés et les vélos.
     

  • Nous poursuivrons l'intégration de la politique de stationnement, Il faut une politique tarifaire unique pour l'ensemble de Bruxelles Il faut davantage de sévérité envers les infractions de stationnement (sabots et remorquage). Nous devons pratiquer la tolérance zéro envers ceux qui stationnent  sur les coins de rue, sur les passages cyclistes ou piétons ou sur les trottoirs, sur les rails de trams, les bandes de bus ou dans les zones sans voiture.
     

  • Nous voulons aller plus loin dans la création de parkings P+R pour navetteurs autour de la frontière régionale et le long des axes d’entrée : après le P+R Ceria/Coovi il faut ajouter un P+R Stalle, un P+R A12 et un P+R Kraainem, P+R Parking C et un P+R à Auderghem. Seuls ceux qui utilisent les transports publics devraient avoir droit à une réduction dans les parkings P+R. 
     

  • Un nouveau parking doit également être construit sur le ring pour les navetteurs à hauteur de Grand-Bigard (à l’arrêt de tram Grand-Bigard). Il faudra en outre que nous nouions des collaborations avec les centres commerciaux et supermarchés qui ont des espaces de parking à disposition. On pourrait maximiser l’espace disponible en construisant des tours de parking. Les toits pourront être équipés de panneaux photovoltaïques servant à l’alimentation des bornes de rechargement (cf. l’exemple espagnol). 
     

  • Parfois, les citoyens ont des demandes spécifiques concernant la voie publique (comme la demande d'interdiction de stationnement lors d'un déménagement). Nous normaliserons toutes les procédures entre les communes et avec la Région, ainsi, le citoyen ne souffrira plus de la distinction artificielle entre les routes communales et régionales.
     

  • Nous ferons un monitoring de l'état de la route et de ses dépendances et réorganiserons l'exploitation et la planification des entreprises de services publics afin de réduire la fragmentation des chantiers. Nous voulons un seul entrepreneur responsable par chantier, du début à la fin, en équipes doubles si possible, en vue d’amélioration l’efficacité des chantiers et les délais. Nous réduirons les émissions de CO2 des chantiers, en nous concentrant, par exemple, sur des générateurs diesel moins polluants, mais aussi par des clauses sociales et environnementales plus strictes dans les cahiers des charges. Les projets de réaménagement des espaces publics aborderont la gestion de l'eau de manière plus intégrée et développeront des solutions durables.
     

  • Nous voulons miser sur l’électrification des chantiers (publics) car les pouvoirs publics doivent montrer le bon exemple. On peut y parvenir en fixant un pourcentage des marchés publics devant satisfaire à des exigences de « durabilité » des engins/matériaux utilisés.
     

  • Les matériaux de construction sont une source importante de pollution, pas parce qu’ils polluent en ville mais simplement par l’énormité de la demande et de la consommation (pensons seulement au ciment et à l’acier). Nous voulons miser sur la collaboration avec les grandes villes et développer des contrats d’approvisionnement pour les grands chantiers visant à rendre possible la production de ciment et d’acier zéro carbone à grande échelle. Bruxelles doit devenir leader sur ce terrain.
     

  • Nous poursuivrons le programme d'investissement pluriannuel pour les tunnels, les ponts et les viaducs, mais en imaginant une stratégie de fermeture des tunnels à long terme, à moins qu'ils n'améliorent la qualité de vie à la surface. Pour les tunnels de l'avenue Louise, par exemple, nous cherchons une autre destination et nous transformerons l'avenue en boulevard urbain avec des pistes cyclables des deux côtés.
     

  • Le secteur de la logistique est également sous-développé à Bruxelles. Cependant, il génère des profits économiques directs et profite à d'autres secteurs en optimisant le flux des marchandises. Nous voulons miser sur l'approvisionnement intelligent de la ville. Le City Depot actuel sera renforcé et agrandi ailleurs.

 

  • Les grosses livraisons en provenance de l'extérieur de la ville seront stockées et récupérées à l'aide de transports adaptés à la ville, tels que les petites camionnettes, les voitures électriques, les coursiers à vélo, les trams de fret... Schaerbeek-Formation est un site idéal, avec un accès rapide aux autoroutes, au canal, à l'aéroport et au chemin de fer. Nous examinerons la question du commerce en ligne à l'échelle globale. Nous voulons réduire les livraisons individuelles qui génèrent énormément de trafic en créant un cadre réglementaire.
     

  • Le taxi doit être un véritable complément aux transports publics. Nous voulons créer un secteur unifié dans lequel tous les acteurs répondent aux mêmes règles, chaque chauffeur pouvant ainsi décider pour lui. Qu’ils soient chauffeurs de taxi ou de limousine (Uber, CarASAP, Heetch, Brixlane...), tous ont droit à une place dans la ville. La priorité doit aller au service à la clientèle et à la position du conducteur : une rémunération correcte, une réforme du système de licence (sans désavantage pour ceux qui ont investi de bonne foi), davantage de voies de bus et de tram accessibles aux taxis et une meilleure interaction avec les transports publics classiques. Les tarifs doivent également être revus pour les rendre plus attractifs. Les chauffeurs de taxi doivent devenir les champions de la conduite courtoise et du respect du code de la route. Les labels de qualité pour une conduite courtoise encouragent un comportement de conduite exemplaire.
     

  • Les chauffeurs de taxi connaissent beaucoup de temps morts. Mettons ces périodes à profit de manière sensée en leur proposant de suivre des cours de langue à distance à leur propre rythme, éventuellement en leur proposant un incitant par niveau réussi. 

 

  • Le secteur des taxis est idéal pour introduire rapidement les voitures électriques, en effet, les distances et la vitesse des taxis urbains sont limitées. En même temps, les taxis polluent relativement plus : ils roulent beaucoup plus que les autres voitures. 

 

  • Peu importe l’usager (piétons, cyclistes, trottinettes, voitures...), les comportements antisociaux et dangereux sur la route sont inacceptables. Il manque des normes pour la conduite courtoise et la sécurité au volant, et ce sont les usagers actifs qui en sont les victimes. Une approche résolue et stricte est nécessaire et peut sauver des vies. En plus de renforcer les contrôles réguliers de la circulation, nous voulons envoyer des équipes de police en civil et à vélo pour sanctionner immédiatement les comportements agressifs au volant.
     

  • Les planificateurs d'itinéraires devront renoncer à proposer des raccourcis (par les rues locales ou les rues cyclables).
     

  • Nous voulons étendre le projet pilote « don’t block the box » à tous les carrefours. Les voitures qui bloquent les intersections causent inutilement des embouteillages et de la frustration. Les carrefours libres améliorent la fluidité du réseau routier principal et réduisent la pression routière dans les quartiers environnants. Nous utiliserons des caméras pour contrôler le blocage des carrefours.
     

  • Les feux de circulation seront également programmés intelligemment pour assurer la fluidité de tous les modes, ils seront coordonnés sur les itinéraires importants, avec des scénarios adaptés à la situation du trafic. La fluidité de la circulation sur les axes principaux permet d'éviter la lenteur de la circulation de contournement sur les routes locales. 

 

  • Nous poursuivrons le déploiement du réseau régional de bornes de recharge. Les particuliers, mais aussi les entreprises d'autopartage, pourront demander des bornes pour leur flotte. 

 


Mobilité partagée

 

  • Personne n’est exclusivement piéton, cycliste ou automobiliste, les gens voyagent de différentes façons, selon l’itinéraire. Grâce à des informations actualisées, nous aiderons les usagers de la route à faire le bon choix pour chaque tronçon. Les transports en commun et le vélo deviennent les moyens les plus rapides de se déplacer en ville. MaaS (Mobility as a Service) et la mobilité partagée devraient être encouragées : c’est le résultat qui compte pas la possession d'un vélo ou d'une voiture. Les systèmes de partage, les transports publics, les stations de charge électrique partagées en sont des exemples. Les transports publics sont la colonne vertébrale de la mobilité à Bruxelles.

 

  • Nous voulons l'intégration des billets et des tarifs pour faciliter la mobilité. Une seule carte (ou smartphone, carte bancaire ou de crédit) vous permettra d’acheter un ticket pour chaque opérateur de transport public comme Villo, Cambio, une voiture électrique ou un ticket de parking. Pour un seul trajet, il devrait être possible d’acheter un seul ticket. Avec la même carte, vous aurez accès aux parkings à vélos ou aux parkings publics. 

 

  • Le gouvernement doit concevoir les transports et la voie publics en fonction des besoins des personnes handicapées. Toutes les stations de métro et de prémétro doivent avoir un ascenseur du quai à la rue. Aujourd'hui, certains ascenseurs ne vont qu'à mi-chemin. Toutes les stations de métro et de prémétro ainsi que les arrêts de tram et d'autobus seront adaptés afin d'être facilement accessibles aux personnes handicapées. En attendant, un site Internet fera l'inventaire des possibilités et des difficultés, afin que l'utilisateur puisse tracer un itinéraire adapté.

 

  • Mobilité pour tous : en plus des tarifs spécifiques des transports publics, nous voulons lutter contre les difficultés à se déplacer parmi les groupes défavorisés par une politique active. L'objectif est de sortir les groupes défavorisés de leur isolement ou de réduire leur dépendance à la voiture. Pour ce faire, nous améliorerons encore l'intelligibilité, la sécurité et l'accessibilité des alternatives à la voiture, mais aussi en proposant des programmes pour améliorer les connaissances sur l’utilisation du vélo.