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Des Bruxellois engagés avec le 

Pour que Bruxelles soit pour tous les enfants et jeunes


Bruxelles est la plus jeune région de notre pays, il suffit de se promener en ville pour s’en rendre compte. Rares sont les endroits sans enfant ou sans adolescent. Les parcs et plaines de jeux deviennent noirs de monde sitôt que le soleil pointe le bout de son nez. À Bruxelles, les enfants sont nombreux et ce ne sont pas les chouettes endroits qui manquent, mais il y a encore beaucoup à faire pour adapter la ville aux enfants.
Grandir dans une ville comme Bruxelles présente de nombreux avantages. Dès leur naissance, les enfants bruxellois sont en contact avec une énorme diversité de personnes, de langues et de cultures. Notre ville a le potentiel pour faire de tous ces ketjes des citoyens du monde polyglottes et ouverts. Mais une ville qui fait de la place pour l’instruction et la diversité n’est pas pour autant adaptée aux enfants. Les ketjes de Bruxelles sont trop souvent confrontés à des obstacles qui les empêchent de grandir et de s’épanouir à leur plein potentiel.


En effet, un enfant bruxellois sur trois grandit dans une famille où aucun des deux parents ne travaille... il semblerait que nous ne commençons pas tous avec les mêmes chances dans la vie. Et ce fossé produit ses effets tout au long de la vie. 
Nos ketjes bruxellois débordent de talents, c’est seulement que les possibilités font parfois défaut pour qu’ils puissent les développer, des possibilités pour poser des choix positifs, pour partir de sa propre situation et à son rythme. 


Le travail de jeunesse doit rester au cœur d’une politique de jeunesse intégrée pour Bruxelles. Nous voulons que tous les jeunes puissent profiter des politiques en matière de loisir, de culture, de sport et de jeunesse. Pour ce faire, nous devons partir de leurs envies (que veut le jeune ?) et de leurs talents (pour quoi est-il doué ?). Ces deux éléments vont bien souvent de pair. En général, les enfants aiment faire ce pour quoi ils sont doués. Mais découvrir ce que l’on aime et ce pour quoi on est doué ne va pas de soi. Il faut trouver un moyen d’identifier les talents, dans le cadre scolaire mais aussi par le travail de jeunesse.
 

Enfants et adolescents, Bruxellois à part entière

 

  • De la même manière que Bruxelles a son maître architecte, la ville a besoin d’un commissaire à la jeunesse et aux droits de l’enfant. Ce commissaire sera en charge de veiller au respect de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) à Bruxelles pour toutes les décisions ayant un impact sur le domaine de l’enfance, des jeunes, des étudiants et leurs organisations. Le commissaire pourra en outre compter sur le soutien d’une équipe dédiée qui mettra sur pied les processus de participation par et pour les enfants de Bruxelles et leurs associations et sera leur porte-voix auprès des autorités. 

 

  • Les enfants et les adolescents devront avoir le droit d’exprimer leur opinion sur leur environnement immédiat et sur la ville dans son ensemble. Le commissaire devra établir les parcours de participation pour les interventions d’ampleur dans l’espace public. Il conviendra ainsi de prévoir du temps et un budget pour chaque projet avant d’introduire une demande de permis urbanistique. 

 

  • Quand elles prennent des décisions, les autorités devront aussi les communiquer aux jeunes en utilisant un langage à leur portée. C’est à dire que les organismes publics bruxellois devront utiliser une communication visuelle, en ligne, les réseaux sociaux...
     

Une ville accueillante pour les enfants
 

  • Nous voulons faire de Bruxelles une ville attrayante pour les ménages avec enfants et pour les jeunes :


a.    en garantissant une plaine de jeux attrayante dans chaque quartier, à la fois propre et sûre ;

b.    en créant un label indiquant aux parents quels restaurants et équipements publics font des efforts en matière d’accessibilité, d’ambiance, de matériel adapté (toilettes pour enfants, table à langer...) 
c.    en publiant un document reprenant les promenades touristiques à faire en famille et les endroits de jeux gratuits en intérieur ou en extérieur. Nous

Nous voulons aussi adapter les heures d’ouverture des parcs et plaines de jeux pour que les enfants puissent encore jouer en extérieur pendant la soirée.

 

Mobilité

  • Les enfants et les adolescents doivent pouvoir se déplacer rapidement et de manière autonome en région bruxelloise. Et comme ces déplacements sont souvent assez courts, mais durables, nous devons miser sur un réseau de voies lentes et de connexions. Les préoccupations principales doivent être l’accessibilité et la sécurité, particulièrement dans les zones denses. Nous prévoyons aussi de créer un tarif spécial pour les associations qui font des voyages de groupe. Nous voulons rétablir la gratuité de la STIB pour les retraités afin de garantir la mobilité même pour les petites retraites. Nous soutenons les familles en rendant les abonnements scolaires, déjà bon marché, complètement gratuits.

 

 

Des espaces pour les enfants, les jeunes et leurs associations
 

  • Il est nécessaire de prévoir des espaces supplémentaires pour les loisirs. Les clubs sportifs, associations culturelles et mouvements de jeunesse sont constamment à la recherche de locaux disponibles pour leurs réunions, entraînements, représentations... Les espaces disponibles dans leur propre voisinage facilitent la participation et renforcent le tissu social autour d’eux. Nous prévoyons aussi des espaces de proximité suffisants pour les loisirs en laissant quelques m2 d’espace (public) inutilisé : nous voulons activer plus rapidement et intelligemment les bâtiments vacants. Ce faisant, nous visons à adopter une approche durable et sobre en énergie pour faire baisser la facture énergétique des associations. Comme pour les écoles, nous visons à prendre en compte les espaces extérieurs.

 

  • Nous voulons recenser tous les bâtiments publics communaux, de la commission communautaire flamande, de la COCOF... et miser sur une utilisation multifonctionnelle. En collaboration avec le maître architecte de la ville, nous comptons développer un Master plan visant une utilisation maximale de l’espace pour les loisirs organisés ou individuels : un modèle innovant pour les bâtiments publics (écoles, services publics...) partant d’une multifonctionnalité orientée vers l’avenir et permettant d’adapter l’intérieur à différents usages. Cette approche permettra de faire face à la pénurie croissante d’ateliers, de locaux de répétition... Nous voulons créer de nouveaux espaces ouverts que les jeunes pourront aménager eux-mêmes et garantir ainsi que ces espaces répondront à leurs besoins et stimuleront la participation.

 

  • Ce sont surtout les quartiers centraux à la population dense qui ont besoin d’espaces verts accessibles et ouverts pour le jeu. Des espaces intérieurs doivent également être prévus dans les grands complexes résidentiels sociaux pour que les enfants puissent jouer/faire du sport par mauvais temps. Ce type d’infrastructure devra rester ouvert à tous. Les contrats de rénovation urbaine doivent également systématiquement intégrer des espaces verts, des infrastructures pour les jeunes... 

 

  • Les jeunes demandent davantage de salles polyvalentes sécurisées, bien isolées et abordables pour organiser des fêtes et autres évènements : il faut poursuivre le déploiement du plan fête de la commission communautaire flamande.

 

  • Nous voulons proposer des espaces libres d’expression pour les graffitis (façades aveugles, clôtures de chantier et surfaces clairement délimitées), nous pourrons ainsi faire embellir temporairement ou définitivement certaines zones définies par les autorités, tout en réduisant le besoin de faire effacer des graffitis non désirés. En contrepartie, les graffeurs expérimentés avertiront les jeunes qui dépassent les limites et les orientent vers des projets préventifs et des zones libres. 

 


Des associations et organisations de jeunes fortes et diverses

 

  • L’action pour la jeunesse doit conserver son rôle central dans le champ culturel. La commission communautaire flamande a une longue tradition de soutien de l’action pour la jeunesse à Bruxelles, grâce à une importante politique de subvention et de soutien. Nous comptons poursuivre cette noble tradition

 

  • et renforcer le rôle du travail de jeunesse dans notre ville. Nous souhaitons que les maisons de quartier continuent à répondre aux besoins locaux et partagés de nos ketjes. Outre le travail de jeunesse existant, nous voulons développer le soutien aux nouvelles formes d’organisation par et pour les jeunes car c’est eux qui ont le savoir-faire et qui savent le mieux de quoi ils ont besoins.  Nous ne stimulerons donc pas que la rénovation par les associations, mais veillerons à ce que leurs réseaux s’ouvrent à de nouvelles initiatives.

 

  • Les organisations et associations doivent pouvoir expérimenter de nouvelles formes de travail de jeunesse (ou de mouvements de jeunesse) en ville. Nous poursuivrons notre aide pour identifier et supprimer les obstacles. En collaborations avec les associations de jeunesse, nous comptons abattre les obstacles linguistiques, financiers, à l’accès physique, sur le plan de l’information, de l’accompagnement... Tous les jeunes qui voudront participer au travail de jeunesse auront dès lors une chance de le faire, peu importe leur trajectoire passée.

 

  • La jeunesse bruxelloise est diverse, tant sur le plan de l’origine culturelle que socio-économique. L’offre globale (travail de jeunesse, loisirs, média, enseignement...) se doit de refléter cette diversité afin que chaque jeune s’y reconnaisse. En même temps, cette diversité constitue de nouveaux défis pour le secteur de la jeunesse. Une étude démontre que les membres et la direction des mouvements de jeunesse sont bien souvent issus de famille dont les parents ont fait des études supérieures et ont plus souvent un travail. L’enquête JOP-monitor (JeugdOnderzoeksPlatform) montre que les jeunes les moins formés participent moins à l’offre de loisirs organisés, et plus précisément au travail de jeunesse. Nous poursuivrons notre aide aux associations pour identifier et supprimer les obstacles. En collaborations avec les associations de jeunesse, nous comptons abattre les obstacles financiers, à l’accès physique, sur le plan de l’information, de l’accompagnement... 

 

  • Nous voulons créer de nouveaux espaces ouverts que les jeunes pourront eux-mêmes aménager, ils auront aussi la possibilité d’y intégrer un hébergement afin de pouvoir y travailler plusieurs jours d’affilée.  Nous imaginons aussi une offre de formations en ville de plusieurs jours, pour les Bruxellois ou non-Bruxellois. Les logements étudiants de la VUB p. ex. devraient pouvoir être utilisés dans ce but.

 

  • Nous souhaitons faire la promotion de ces associations et de leur offre auprès des parents, ces derniers sont des partenaires importants du travail de jeunesse. Nous voulons les reconnaître comme parties prenantes de la politique jeunesse. De trop nombreux parents ignorent ce que font les associations de jeunesse. Pour remédier à cela, nous comptons informer les écoles, les bibliothèques, les associations d’aide sociale et autres. 

 

  • Chaque jeune a passé unique sur le plan personnel, culturel et social, notre action doit pouvoir leur apporter un soutien et expérimenter pour leur faire voir leur potentiel. 

 

  • Les locaux scolaires doivent être accessibles hors des heures de cours pour ces associations. 

 


Bruxelles, ville étudiante 

 

  • Bruxelles recense quelques 52 universités et hautes écoles pour une population de plus de 100 000 étudiants inscrits d’horizons toujours plus divers. C’est un fait qu’on a trop longtemps ignoré, mais Bruxelles est la plus grande ville étudiante du pays. Notre ville doit pouvoir assumer pleinement son rôle sur le plan national, international, cosmopolite et européen. Dans ce but, visit.brussels doit dès lors adopter un rôle moteur et dialoguer avec les universités et hautes écoles. 

 

  • Des mesures relatives aux logements étudiants ont été adoptées ces dernières années tant au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale que de la Commission communautaire flamande. Nous souhaitons continuer à renforcer les labels « logement étudiant de qualité » et intervenir plus rapidement en cas de logements insalubres ou dangereux. L’offre de logement pour étudiants doit mieux être contrôlée afin de maintenir les prix des chambres ou kots à des niveaux attrayants et de veiller qu’elle soit toujours suffisante pour que Bruxelles continue d’attirer les étudiants.

 

  • Nous souhaitons aussi conditionner l’inscription de tous les kots étudiants à un loyer indicatif. Ce montant sera calculé sur la base d’un système de points tenant compte de la surface, des possibilités de chauffage, des équipements de cuisine et sanitaires et d’autres facteurs de qualité, suivant l’exemple des Pays-Bas. L’objectif est de combattre ainsi les marchands de sommeil qui ciblent les étudiants et de garantir la transparence, la conformité et l’égalité des loyers pour les propriétaires et les locataires.

 

  • Les établissements d’enseignement doivent être incités à ne pas se voir comme des citadelles dans la ville et à jouer un rôle dans la vie sociale de Bruxelles. Ils pourront p. ex. ouvrir leurs portes à l’action pour la jeunesse et aux associations socio-culturelles ou organiser des stages dans les entreprises et organisations bruxelloises.

 

  • Nous voulons lancer rapidement une concertation intensive avec les communes en vue d’harmoniser ou de supprimer les fortes différences dans la fiscalité locale des logements étudiants.

 

  • Les étudiants qui logent à Bruxelles doivent avoir le choix entre voter ici ou à leur domicile lors des élections communales et régionales.

 

  • Il conviendrait de développer un cadre plus adapté pour faciliter le passage des études à l’entrepreneuriat en favorisant autant que possible l’ancrage à Bruxelles. Ce cadre devra être imaginé en concertation avec les conseils étudiants, les établissements d’enseignement, les organisations patronales et les autorités de Bruxelles afin de rendre compte des divers aspects qui rentrent en jeux.

 

Nuit nocturne 

 

  • La vie en ville ne s’arrête pas au coucher du soleil. Bruxelles a aussi une vie nocturne : grâce aux théâtres, représentations musicales et projections de films dans les cinémas et centres artistiques et culturels, grâce aux innombrables bars et restaurants, aux lieux de fêtes emblématiques, aux clubs select, cafés dansants, festivals...

 

  • Et comme les sites culturels et les espaces publics, chaque lieu de sortie est un endroit de rencontre. Les lieux de sortie bouillonnent de créativité, de liberté, d’émancipation. Le dynamisme de la vie nocturne est le visage méconnu d’une société qui se porte bien. Elle a une influence significative sur la dynamique culturelle, économique, touristique et urbaine. Elle représente une importante source d’emplois, souvent de première expérience professionnelle.

 

  • Combiner une vie nocturne animée et passionnante avec la dimension résidentielle de la ville est un défi, il faut concilier des intérêts très divergents sur le plan de la sécurité, de la mobilité, du travail, du développement urbain. Ce qui requiert d’avoir une approche claire et lisible. Pour améliorer cette vie nocturne, il est indispensable de plus dialoguer et d’établir une politique claire.

 

  • Les relations entre les lieux de sortie et les autorités (administrations locales, ville, comités de quartier, police et pompiers) pourraient être meilleures. Celles-ci sont très différentes dans chacune des 19 communes, ce qui freine le développement d’une vie nocturne de qualité. Faisant écho aux conclusions de l’initiative 24h Brussels, nous proposons les mesures suivantes :


a.    dresser un état des lieux objectif de la situation au moyen d’une étude de la vie nocturne : définition, acteurs et impact ne sont que quelques-uns des éléments qui doivent être étudiés. 

b.    créer la fonction d’« ambassadeur/ambassadrice de la nuit ». Il/elle devra s'assurer que la nuit soit animée là où c’est possible et qu'elle soit calme dans les zones plus résidentielles. L’ambassadeur de la nuit est le coordinateur du conseil de la nuit qui nous voulons également mettre sur pied. Ce conseil sera indépendant, mais mandaté, et aura pour mission de promouvoir le dialogue structurel entre les acteurs concernés, d’analyser l’impact des politiques existantes sur la vie nocturne et d’avancer des propositions pour ajuster la politique nocturne dans l’ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale, de proposer un soutien aux organisateurs, de servir de médiateur entre les autorités et les initiatives des particuliers, de développer des campagnes de sensibilisation au sujet de la santé, des drogues, des nuisances sonores en lien avec la vie nocturne. 

 

  • La Région de Bruxelles-Capitale doit en outre redoubler d’efforts pour trouver des infrastructures où sortir en toute sécurité et dans le respect de l’environnement. L’accessibilité pour tous est un aspect non négligeable de la vie nocturne, nous voulons lutter activement contre le profilage racial et faciliter l’accès pour les personnes handicapées (comme pour les infrastructures sportives).