La Région de Bruxelles-Capitale célèbre ses communautés noires

Samenvating frans

Pas encore. Mais ça devrait l'être. C'est du moins ce que nous pensons à one.brussels. Notre capitale accueille d'innombrables communautés du monde entier. 183 pour être exact. Parmi ces centaines de personnes, plusieurs s'identifient comme diaspora d'un pays d'Afrique sub-saharienne. Un continent qui partage une histoire douloureuse avec notre pays. Une histoire sur laquelle nous avons fermé les yeux pendant bien trop longtemps. 

Décolonisation du patrimoine

Sous la houlette du Secrétaire d'Etat bruxellois à l'Urbanisme et au Patrimoine, Pascal Smet, notre mouvement vise à décoloniser l'espace public et à faire en sorte qu'il soit un lieu agréable pour chaque bruxellois.e et ses visiteurs. Il doit y avoir un dialogue permanent sur ce qui est ou n'est pas approprié dans l'esprit du temps. La première étape est de reconnaître les vestiges coloniaux, la seconde est de reconnaître la valeur ajoutée des communautés noires de notre ville.

Grâce au groupe de travail "Décolonisation de l'espace public à Bruxelles", initié par Pascal Smet, des recommandations seront formulées sur les actions à entreprendre pour les espaces publics tels que les places, les statues, les bâtiments, etc.

Il est également grand temps de mettre les communautés noires sous les projecteurs de manière positive. Leur valeur ajoutée ne commence et ne finit pas avec l'histoire coloniale.

Célébration des communautés

Malheureusement, à ce jour, la diaspora noire ne sort dans la rue que pour soulever des problèmes. Ce n'est un secret pour personne que la communauté noire dans son ensemble, mais aussi au niveau individuel, doit supporter les conséquences de la colonisation au quotidien. 

Cela est non seulement injuste, mais garantit qu'ils ne seront visibles que s'ils veulent intenter un procès. 

Pour contrer cela, nous voulons organiser un moment annuel qui non seulement émancipe mais aussi inspire, avec les organisations de la société civile de la diaspora africaine. Il suffit de penser à d'autres groupes d'émancipation tels que les mouvements féminins, les mouvements LGBTQIA+, d'où est issue la Pride annuelle. Le moment idéal pour mettre en valeur la beauté de la diversité à Bruxelles. Une célébration annuelle à laquelle tous les Bruxellois.es, quels que soient leur âge, leur couleur, leur sexe ou leur origine, peuvent participer.

Inspiration de l'étranger

De nombreuses capitales ont déjà des fêtes spéciales qui mettent en valeur les communautés noires, que ce soit par une célébration, un moment de commémoration ou les deux. Il est grand temps que notre ville cosmopolite le permette également.

Nos voisins, par exemple, organisent des événements annuels pour célébrer la fin de l'oppression des communautés du patrimoine noir. 

Aux Pays-Bas, depuis 2002, le Keti Koti est célébré le 1er juillet dans différentes villes en l'honneur de la communauté noire pour marquer la fin de l'oppression de ces groupes de population. 

À Paris, le Mois des Abolitions est célébré depuis 2006 pour honorer la fin de l'esclavage, les 10 et 23 mai, Journée Nationale des Mémoires de la Traite, de l'Esclavage et de leurs Abolitions et Journée à la Mémoire des Victimes de l'Esclavage. 

Le Black History Month est célébré à Berlin depuis 1990, comme aux États-Unis, Canada et au Royaume-Uni, avec des thèmes allant de l'histoire des noirs allemands à la littérature africaine, de l'apartheid sud-africain au militantisme américain pour les droits civiques. Depuis 2020, la ville a également lancé un projet quinquennal intitulé "Postcolonial Remembrance in the City", dans le cadre duquel elle souhaite organiser des expositions et d'autres événements dans une "perspective décoloniale". 

À Londres, le carnaval de Notting Hill, qui dure deux jours, est célébré chaque année dans les rues du quartier de Notting Hill, à Kensington, depuis 1966. Il est dirigé par des membres de la communauté antillaise britannique et attire chaque année environ 2,5 millions de personnes dans le monde, ce qui en fait l'un des plus grands festivals de rue du monde et un événement important de la culture noire britannique. 

Ni la Belgique ni Bruxelles n'ont un tel événement. Cependant, une importante communauté noire vit à Bruxelles et la Belgique a un passé colonial, pour lequel un festival similaire à celui de nos pays voisins serait approprié. Une commémoration annuelle officielle des victimes du passé colonial, et en même temps la célébration des communautés du patrimoine noir, pourrait combler un vide. 

Vous êtes curieux de connaître l'évolution et la concrétisation de ce plan ?

Alors inscrivez-vous sur notre nouvelle plateforme de participation team.one.brussels. 

Avez-vous votre propre idée de ce à quoi pourrait ressembler un tel festival? Alors, surfez sur team.one.brussels et partagez votre opinion ou remplissez le questionnaire!