La qualité de l’air reste inégale à Bruxelles

Samenvating frans

C’est ce qui ressort de l’enquête citoyenne CurieuzenAir

Les résultats du projet citoyen CurieuzenAir ont été dévoilés la semaine dernière. 3000 Bruxellois ont accroché pendant un mois sur leur façade un appareil de mesure pour évaluer la qualité de l’air dans notre Région. 

Une évolution positive

Par rapport aux mesures précédentes prises en 2019, la qualité de l’air s’est améliorée à Bruxelles. L’introduction de la zone de basses émissions y a contribué de manière importante. Car les résultats de l’enquête sont clairs : les endroits avec une forte circulation connaissent des concentrations de dioxyde d’azote (NO2) plus élevées. 

Bruxelles a pris ce problème au sérieux depuis quelques années. Avec le plan régional de mobilité Good Move et la zone de basses émissions, tous deux lancés à l’initiative de Pascal Smet, il est permis de parler d’un changement de paradigme. 

Ces dernières années, Bruxelles a eu le courage de poser des choix radicaux pour transformer une Région pensée pour la voiture en une Région pensée pour ses habitants. Les premiers fruits de cette révolution sont d’ores et déjà visibles : quartiers apaisés, transports publics efficaces et électriques, pistes cyclables sécurisées, amélioration de la circulation et espaces publics de qualité. 

Un travail de longue haleine

Malgré cette évolution positive, il reste beaucoup à faire. Bruxelles dépasse encore les normes européennes de concentration de NO2, à plus forte raison les valeurs maximales plus strictes définies par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Garantir un air sain pour tous les Bruxellois est un travail de longue haleine et demande des efforts continus. 

Des nuisances inégalement réparties

Les résultats mettent fortement en évidence l’importance du facteur de proximité avec la circulation sur la qualité de l’air. C’est ce que démontrent les mesures sur la Petite Ceinture au niveau de Saint-Josse et de la Porte de Flandre. 

La densité du bâti à ces endroits accentue encore cet effet. Et l’étroitesse des rues rend la ventilation plus difficile. 

De l’autre côté, on mesure les meilleures qualités de l’air dans les communes d’Uccle, d’Auderghem ou de Watermael-Boitsfort. Ce n’est pas par hasard s’il s’agit des quartiers les plus aisés de Bruxelles, éloignés des grandes artères fréquentées.  

En bref, les habitants des communes plus pauvres comme Saint-Josse ou de la zone du Canal respirent un air moins sain en raison de la circulation. La majorité des habitants de ces quartiers n’ont pas de voitures mais c’est eux qui respirent les gaz d’échappement. En d’autres termes, les conséquences négatives et les effets délétères sont principalement supportés par ceux qui n’en sont pas responsables.

Nous luttons pour le transport public, les cyclistes et les piétons  

C’est pourquoi one.brussels lutte pour des transports publics plus rapides et efficaces. En investissant dans de nouvelles lignes de tram, dans un plan bus étendu et la nouvelle ligne de métro 3, nous ferons progressivement reculer le règne de la voiture. Grâce à des pistes cyclables séparées et à de meilleurs trottoirs, les usagers faibles qui se déplacent à pied ou à vélo auront la place qu’ils méritent. En outre, la zone de basses émissions permettra de réduire encore l’afflux de voitures à combustion à Bruxelles.

Cependant, plus de la moitié des émissions à Bruxelles sont dues au chauffage des bâtiments. L’amélioration de l’isolation n’est donc pas qu’une question d’environnement mais aussi de qualité de l’air et donc de santé publique. C’est pourquoi le Gouvernement et son Secrétaire d’État Pascal Smet misent pleinement sur la stratégie Rénolution, une approche révolutionnaire pour une rénovation et une isolation la plus rapide possible des bâtiments de Bruxelles.

Répartir, densifier et verdir

En ce qui nous concerne, la densification et l’écologisation des quartier sont une partie essentielle de la solution. Nous devons faire de la place pour les arbres et la nature dans les endroits où il n’y en a pas ou presque pas. Ce faisant, il est indispensable de prévoir aussi davantage de logements abordables pour les Bruxellois. En construisant davantage en hauteur à certains endroits, là où le tissu urbain le permet, il sera possible de préserver suffisamment de place pour des espaces verts. Il est aussi important de construire plus de logements sociaux et abordables dans les quartiers qui bénéficient déjà de grands espaces et de beaucoup de verdure. 

Tous les Bruxellois ont droit à un air sain

Un environnement et un air sains sont un droit essentiel. Nous ne pouvons pas laisser étouffer les Bruxellois vivant dans des quartiers denses, dans des maisons mal isolées et proches des artères fréquentées.

Le problème de la qualité de l’air demande une approche qui dépasse les frontières des communes bruxelloises. Toutes les 19 communes, riches comme pauvres, doivent faire partie de la solution. 

Tous les Bruxellois ont le droit de respirer. La taille du portefeuille ne devrait jouer aucun rôle là-dedans. Notre ambition doit être de garantir à chaque Bruxellois un endroit pour respirer, peu importe où il ou elle habite. 

C’est ça le social, et one.brussels est là pour ça. 

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