Un demi-million d’euros pour maîtriser la prolifération des rats à Bruxelles

Samenvating frans

Une agence de gestion des nuisibles sera mis sur pied

Overal in Brussel zijn er ratten. Sinds 2001 is het aantal waarnemingen van ratten gestegen en worden ze op meer plekken waargenomen. De rattenplaag is een probleem dat op gewestelijke schaal moet worden aangepakt. Vandaag is rattenbestrijding vooral een gemeentelijke bevoegdheid, worden de krachten niet gebundeld en de kennis niet gedeeld. Dat zal binnenkort veranderen. De eerste stappen voor een Brusselse organisatie voor ongediertebestrijding zijn gezet, zo blijkt uit het antwoord van minister Maron op een schriftelijke vraag van Fouad Ahidar.

Les travaux de rénovation de la tour résidentielle Brunfaut de Molenbeek entamés en novembre 2009 ont permis de constater une énorme population de rats. La tour était restée inoccupée pendant trois ans. Les rats ont évacué l’immeuble, mais cela ne veut pas dire que le problème est réglé pour autant, car les populations de rats se déplacent rapidement.

La réponse du Ministre Maron à la question écrite de Fouad Ahidar (one.brussels) indique une augmentation des signalements de rats bruns en RBC depuis 2001. Cette augmentation peut s’expliquer en partie par l’évolution des instruments de comptage, notamment par le développement d’un portail en ligne de saisie de données facilitant l’inventorisation des signalements. Cependant, on peut aussi constater que la population de rats couvre un territoire plus grand depuis 2001 et que des signalements de rats bruns ont été fait là où il n’y en avait pas auparavant. La Région bruxelloise met actuellement la dernière main à un Atlas des mammifères qui devra permettre de mieux suivre les espèces nuisibles, comme les rats. 

La lutte contre la prolifération des rats doit être menée sur plusieurs fronts simultanément, et avant tout au niveau régional. Car éviter que les rats trouvent dans la Région de la nourriture, de l’eau et des abris ne relève pas uniquement de la compétence du Ministre de l’Environnement. C’est une affaire qui dépasse les compétences régionales et communales.

Fouad Ahidar (one.brussels):

« Lutter contre l’infestation de rats demande de combiner des politiques fortes en matière de propreté, de logement et de bâtiments inoccupés, une bonne gestion des chantiers... Prenez les sacs poubelles blancs. C’est un véritable buffet pour nuisibles deux fois par semaine, à chaque fois que nous sortons nos poubelles contenant des restes alimentaires. Ou les bâtiments inoccupés : les bâtiments doivent être gérés de manière professionnelle pour garder les nuisibles à l’écart, mais ce serait encore mieux de ne pas avoir de bâtiments vacants. Ou encore la verdure dans l’espace public : il faut mieux l’entretenir, tailler les arbustes, garder les bermes propres. Il faut une approche commune et uniforme, à tous les niveaux. »

Prendre des mesures au niveau communale reste une possibilité, sûrement en matière de propreté. Certaines communes proposent à leurs habitants des conteneurs solides et fermés pour la collecte des déchets ménagers. Cette solution empêche la prolifération des rats et que les animaux sauvages ouvrent les sacs pour en répandre le contenu sur le trottoir. Mais toutes les communes ne le font pas. Les conteneurs orange pour les restes alimentaires – pourtant disponibles gratuitement auprès de l’administration communale ou via un Recyparc de la Région – ne sont pas encore suffisamment utilisés.

La réponse du Ministre Maron à la question écrite de Fouad Ahidar (one.brussels) indique qu’un bureau d’avocats travaille à définir un cadre juridique pour l’agence de gestion bruxelloise (régionale) et la réalisation effective de la lutte contre les nuisibles au niveau régional. Les premières estimations financières des coûts pour cette création s’élèvent à 520 000 euros. Ce montant comprend les coûts de six collaborateurs : un coordinateur, trois collaborateurs de terrain, un superviseur et un comptable externe.

La nouvelle agence de gestion ne se consacrera pas uniquement au rat brun mais surveillera aussi la situation de toute une série d’espèces nuisibles comme les pigeons de ville, les chats errants, les espèces exotiques invasives...


Fouad Ahidar (one.brussels):

« Je continuerais à insister au parlement pour une politique forte en matière de propreté, de logement et de bâtiments inoccupés. Parce que je souhaite que les Bruxellois puissent jouir d’un environnement propre et de logements abordables. Lutter contre l’inoccupation des bâtiments serait aussi un nouvel obstacle à la prolifération des rats. J’espère que la nouvelle agence régionale pourra démarrer rapidement. »