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Des Bruxellois engagés avec le 

Une seule administration pour Bruxelles


One.brussels ce n’est pas uniquement une ville à dimension humaine qui se soucie de tous, c’est aussi une administration simplifiée. Vous l’aurez déjà compris à la lecture de ce qui précède... Qu'il s'agisse des services du CPAS, de la politique de stationnement ou du logement social, une administration unifiée n'est pas un fantasme institutionnel, mais un moyen de rendre la vie des Bruxellois meilleure et plus juste. 
 

Les propositions suivantes exposent notre vision de ce à quoi devrait ressembler la Bruxelles de demain : plus simple, plus efficace, plus équitable et au service des Bruxellois.

Un seul Bruxelles pour tous les Bruxellois


Bruxelles est désespérément complexe : ville et région, agglomération et province. Bruxelles, c'est 2 commissions communautaires, 3 communautés, 6 zones de police, 19 communes et 19 CPAS. Bruxelles est intercommunale, para-communale, capitale et internationale.
 

Il est difficile pour le gouvernement de donner une orientation claire et le citoyen est perdu. La coordination des coordinateurs et le contrôle des contrôleurs sont la cause d’énormes gaspillage de temps, d’énergie, de ressources. Tout le monde est compétent mais personne n’est responsable.
 

Près de 37 % des Bruxellois adultes n'ont actuellement pas leur mot à dire dans la prise de décision démocratique sur les nombreuses compétences exercées au niveau des entités fédérées à Bruxelles. Les quartiers sans électeurs belges comme le quartier européen, le quartier Léopold ou Cureghem sont négligés.

En outre, de nombreux citoyens se sentent insuffisamment impliqués dans cette politique et une proportion croissante de Bruxellois de nationalité belge n'exercent pas leur droit de vote.


Nous voulons une meilleure gouvernance, plus simple, plus cohérente et plus efficace pour la ville où chaque citoyen a son mot à dire. Une ville pour les grandes ambitions et les petites histoires, une ville chaleureuse et inclusive avec des droits et des devoirs égaux, et de l'air libre. Une ville qui soutient plutôt que décourage les citoyens dans leurs projets, une ville qui ose faire des choix en impliquant tous ses citoyens. Moins de politiciens professionnels et de mandataires, des citoyens plus engagés et une société civile vivante.

 

Ce changement institutionnel ne peut, bien entendu, être réalisé sans le soutien de nombreux Bruxellois. Nous voulons être le porte-parole des Bruxellois qui veulent du changement. Nous nous engageons à présenter nos propositions de réforme à tous les niveaux politiques et dans tous les domaines politiques. En prévision de la Révolution bruxelloise, nous examinons chaque mesure à la lumière de notre image idéale. Nous nous engageons à 100 % derrière chaque décision allant dans ce sens et nous ne ferons pas un pas en arrière. 

 

  • Nous créerons de l'ordre dans la multitude de niveaux de gouvernement à Bruxelles en les organisant à deux niveaux seulement : une ville-région globale et de nombreux quartiers proches du citoyen.

 

  • Tous les Bruxellois de plus de 16 ans devraient pouvoir voter. Ceux qui n’ont pas la nationalité belge, devront être enregistrés en Belgique depuis 3 ans. 

 

  • Nous voulons aussi valoriser les connaissances linguistiques du personnel de guichet en indiquant les langues qu’ils parlent sur leur badge au moyen de petits drapeaux. Il faut que les prestations de services soient garanties en français et en néerlandais. Et l’anglais doit aussi devenir une langue de contact fonctionnelle avec l’administration.

 

  • Les budgets de la région et des communes seront regroupés en un budget de 9,4 milliards d'euros, avec des gains de synergie permettant 10 % d’économie. Les 940 millions d'euros seront utilisés pour des investissements sociaux et écologiques. 

 

  • Seule la ville-région pourra percevoir l’impôt.

 

  • Chaque quartier recevra un budget de la ville-région sur la base de paramètres objectifs tels que la superficie, la densité de population et les caractéristiques socio-économiques.

 

  • Un droit d'initiative législatif sera introduit. Si 10 000 personnes à Bruxelles formulent une proposition qui ne viole pas nos droits démocratiques constitutionnels, le Parlement bruxellois devra obligatoirement se pencher sur la question.

 

  • Pour les grands projets, un processus de participation doit être obligatoire de la phase d'évaluation des opportunités jusqu'à la phase de finition. Le niveau local doit organiser cette participation en impliquant les associations de la société civile et les comités de quartier.

 


Une ville-région

 

  • Les communes, CPAS, et les zones de police doivent fusionner, de même que la région, la commission communautaire commune, l'agglomération et la province pour donner une ville-région capitale. Pour les institutions unilingues telles que les écoles, les garderies, les maisons de repos, les bibliothèques, les centres communautaires ou les théâtres, les communautés (ou Commissions communautaires) flamande et française resteront compétentes, mais la ville-région jouera un rôle de gestion important et se verra accorder un droit d'initiative pour les projets communautaires multilingues.

  • L'intégration des différentes administrations permettra de réaliser de fortes économies d'échelle, de réduire le nombre d'organismes de contrôle et de créer un espace pour un suivi politique conséquent fondé sur les dernières avancées scientifiques. Le service public pour les Bruxellois sera plus clair, plus simple et plus efficace. Les droits et les devoirs des Bruxellois seront harmonisés et il sera mis un terme aux nombreux blocages politiques qui ont longtemps imposé l’immobilisme.

 

  • Bruxelles deviendra une troisième région à part entière, débarrassée de la tutelle flamande ou wallonne. Au sein de la zone métropolitaine, les domaines de la mobilité, l’aménagement du territoire, l'emploi, le développement économique de l'aéroport et les compétences communautaires devront collaborer dans l’intérêt du citoyen.

 

  • Tous les niveaux administratifs seront remplacés par une seule ville-région. La ville-région exercera toutes les compétences qui ne sont pas attribuées aux quartiers.

  • Les communautés flamande et française resteront compétentes pour les institutions unilingues à Bruxelles La ville-région aura un rôle de coordination et un nouveau droit d'initiative pour les événements et les infrastructures multilingues, en particulier dans le domaine du sport et de la culture.

 

  • La ville-région reprendra la fonction de capitale à la Ville de Bruxelles.

  • Le Parlement de la ville-région comptera 69 membres élus tous les cinq ans sur des listes linguistiques mixtes et un gouvernement régional composé de 8 ministres, dont 1 ministre-président/bourgmestre et 1 ministre responsable des affaires sociales et de la santé.

 

  • Pour les compétences communautaires, une double majorité sera toujours requise au sein du Parlement de la ville-région. Le Conseil se composera de 13 membres néerlandophones, le gouvernement de 3 ministres néerlandophones.
     

De nombreux quartiers de la ville

 

  • Avec le changement d'échelle au niveau de la ville-région, il faudra davantage travailler à concevoir une politique proche des populations et adaptée à l'individualité de chaque quartier. Il y aura plus de quartiers que de communes actuelles, de sorte que des investissements seront également réalisés dans des quartiers qui sont actuellement loin du centre de gravité de leur commune, tels que Laeken, Neder-Over-Heembeek ou Haren. Les quartiers seront délimités de manière logique et les domaines de décision dans lesquels les limites des quartiers ne devraient pas jouer un rôle seront est transférées à la ville-région. Les règles de stationnement contradictoires des deux côtés de la rue, l'impunité autour de la gare du Nord due à des frontières policières incompréhensibles, ou une politique de prostitution qui vise principalement au refoulement et à la répression, seront abolies. En optant pour des quartiers de même taille, la coopération est stimulée à la fois entre les quartiers et avec la ville-région. 

 

  • Chaque quartier disposera d'une antenne locale à laquelle les citoyens pourront s'adresser pour obtenir toutes les informations et l'administration relatives aux autorités bruxelloises, indépendamment du fait que la ville-région ou le quartier soit compétent. Les citoyens pourront faire une déclaration à la police de leur quartier, retirer leur carte de stationnement, visiter un conseiller social ou participer à un panel de citoyens.

 

  • La ville-région se composera de plusieurs quartiers (plus que les 19 communes actuelles).

 

  • Chaque quartier se basera sur les réalités socio-économiques, socio-démographiques et naturelles (ex. voie ferrée, canal, ring). Les quartiers seront comparables en termes de nombre d’habitants.

 

  • Les zones d'intérêt régional sans habitants telles que les grands parcs, le port ou les zones industrielles seront situées en dehors d'une partie de la ville et sont directement gérées par la ville-région.
     

  • Les quartiers auront leurs propres compétences dans les domaines de la vie communautaire, de la police, des sports, de la verdure et de rue, de propreté publique, d'embellissement, de participation, de contrats de rénovation urbaine et d'aide sociale locale. 
     

  • La ville-région et la Communauté (ou Commission communautaire) française et flamande pourront, dans le cadre de leurs compétences, déléguer des tâches concrètes aux quartiers. 

 

  • Les quartiers seront impliqués dans la prise de décision de la ville-région par le biais d'un droit de conseil et de contrôle. Plusieurs quartiers auront ensemble le droit d'initiative pour mettre des propositions de résolution à l'ordre du jour du Parlement de la ville-région, lequel devra répondre dans un délai de 60 jours ouvrables.

 

  • Les citoyens pourront se rendre dans une antenne locale dans chaque quartier pour obtenir des informations et contacter l'administration de la ville-région et du quartier.

 

  • En concertation avec des experts, nous voulons développer la représentativité des quartiers dans le but de stimuler la vie démocratique. Nous voulons explorer des pistes pour pratiquer le tirage au sort.

Glissement de compétences


La création d'une ville-région composée de quartiers a une forte influence sur le fonctionnement des nombreuses institutions telles que nous les connaissons aujourd'hui. L'impact concret sur chacune de ces institutions est discuté ci-dessous.
 

Commune et agglomération

 

  • Les communes seront fusionnées en une seule qui fusionnera ensuite avec la ville-région. Hormis les compétences communales explicites, la ville-région prendra également en charge la compétence générale de mettre en œuvre localement tout ce qui présente un intérêt communal. La ville-région restera compétente pour assurer la mise en œuvre locale dans des domaines de compétence fédérale tels que la sécurité. En ce qui concerne les institutions unilingues telles que les écoles, la mise en œuvre locale est transférée à la Communauté (ou Commission communautaire) flamande et française.

 

  • Afin de garantir la proximité avec le citoyen, un certain nombre de compétences communales axées sur le quartier seront explicitement attribuées aux quartiers. En outre, pour chaque domaine politique, la ville-région déterminera quels aspects sont mis en œuvre au niveau du quartier. Les citoyens pourront se rendre dans une antenne locale dans chaque quartier pour obtenir des informations et contacter l'administration de la ville-région et du quartier.

  • Par exemple, tous les parcs seront gérés par la ville-région alors que les quartiers se chargeront des petits espaces verts en rue ou de quartier. Toutefois, la ville-région pourra déléguer au quartier l'exploitation d'un kiosque dans un parc dans le cadre de ses compétences en matière de vie de quartier. Toutes les piscines, tous les complexes sportifs et toutes les scènes seront gérés par la ville-région, qui garantira des tarifs égaux pour tous les Bruxellois, ainsi des heures d'ouverture et des rénovations. Les quartiers urbains pourront utiliser cette infrastructure et la mettre à la disposition des associations sportives locales dans le cadre de leurs compétences en matière de sport.

 

  • L'agglomération sera un niveau de gouvernement invisible pour le citoyen, géré par les institutions régionales. L'agglomération sera responsable de la mise en œuvre au niveau local des compétences fédérales pour lesquelles les communes ont déjà décidé dans le passé d'unir leurs forces, comme la lutte contre les incendies et l'assistance médicale d'urgence. En fusionnant les communes, le niveau administratif déjà invisible de l'agglomération cessera d'exister. 

  • Toutes les compétences de la commune et de l'agglomération seront transférées à la ville-région, sauf si elles relèvent des compétences attribuées aux quartiers. 

 

  • Les organismes communaux unilingues seront intégrés à la Communauté (ou Commission communautaire) flamande ou française.

 

CPAS

 

  • Avec la fusion des communes, les CPAS seront également fusionnés en un seul CPAS qui dépendra du Parlement de la ville-région. Chaque Bruxellois aura droit à la même aide sociale, financée par le budget général au niveau de la ville-région. Ce qui donnera un ancrage à la solidarité entre tous les Bruxellois et garantira un service de qualité et accessible quel que soit leur lieu de résidence. Tous les hôpitaux seront placés sous la supervision de la ville-région.

  • Chaque quartier devra comprendre un comité spécial pour l’action sociale. Chacun des comités spéciaux pour l'action sociale s'occupera des dossiers individuels du quartier et fera des propositions politiques au conseil du CPAS et au conseil de quartier.
     

  • Les citoyens peuvent obtenir une aide sociale auprès d'un seul conseiller social de l'antenne locale du quartier qui, si nécessaire, les orientera vers une assistance spécialisée organisée au niveau central. Le dossier social étant conservé au niveau de la ville-région, le citoyen pourra choisir de transférer son dossier à un autre conseiller social après son déménagement à Bruxelles sans nouvel entretien d'admission ni modification de l'assistance.
     

  • Les CPAS doivent fusionner en un CPAS unique qui sera directement élu par le Parlement de la ville-région.

 

  • Chaque quartier devra comprendre un comité spécial pour l’action sociale.

 

  • Dans l'antenne locale, les citoyens pourront s'adresser à un conseiller social qui, si nécessaire, les orientera vers une assistance spécialisée au niveau de la ville-région.

 

  • Chaque citoyen n'aura plus qu'un seul dossier social, de sorte qu'une assistance sur mesure pourra être fournie à tout moment.

Zone de police

 

Les six zones de police actuelles seront fusionnées en une seule avec un chef de police responsable devant le Ministre-président/bourgmestre. Tous les services d'appui tels que les achats, l'informatique, le recrutement et la formation seront regroupés au niveau de la ville-région. Une cellule centrale de déploiement de la police sera mise en place pour la criminalité supra-locale et les fonctions de la capitale, telles que les questions protocolaires, les événements ou les manifestations.

 

Le Parlement de la ville-région prendra la relève du conseil de police. Un comité de sécurité sera mis sur pied pour élaborer un plan de sécurité complet, qui devra être approuvé chaque année avec le rapport de l'année précédente et le budget de la police.

 

Pour renforcer le rôle de la police de proximité, une antenne de police locale dotée de personnel sera installée dans chaque quartier. Les citoyens pourront s’y rendre pour toute demande ou déclaration. Le conseil de quartier élaborera un plan de sécurité de quartier qui mettra l'accent sur la prévention et assurera une approche intégrée entre les travailleurs de rue, les gardiens de la paix et la police de quartier. Chaque agent de police pourra néanmoins intervenir sur l’ensemble du territoire de la ville-région.

 

  • Les six zones de police seront fusionnées en une seule, placée sous la responsabilité du Ministre-président/bourgmestre. Tous les services de soutien doivent être centralisés et une cellule de police centralisée doit être créée pour la criminalité supra-locale et les missions de la capitale.

 

  • Chaque quartier devra disposer d’une antenne de police dotée de personnel où les citoyens pourront se rendre. Le quartier développera un plan de sécurité de proximité intégré avec les travailleurs de rue, les gardiens de la paix et la police de proximité.
     

Intercommunales, para-communales et province

 

La fusion des communes rendra de facto caduques toutes les intercommunales purement bruxelloises et les transformera pour les intégrer au niveau de la ville-région. Leurs activités seront reprises par des agences publiques transparentes qui viseront à proposer une offre uniforme à tous les Bruxellois. Chaque agence travaillera dans le respect d’un contrat de gestion et sera dirigée par des fonctionnaires recrutés après concours.

 

En ce qui concerne les intercommunales réunissant également des communes wallonnes ou flamandes, ce sera la ville-région qui reprendra le rôle des communes bruxelloises. Dans l’attente d’une vision stratégique pour chaque intercommunale, la ville-région mettra tout en œuvre pour conclure des contrats de gestion suivant les normes régionales en matière de transparence et de bonne gestion. 
 

La ville-région deviendra directement responsable de la distribution d’eau (Vivaqua) et d’énergie (Sibelga) ainsi que du crématorium d’Uccle et du cimetière multiconfessionnel de Schaerbeek. Ainsi, les habitants d’Anderlecht pourront à l’avenir aussi être enterrés suivant leurs convictions religieuses à Schaerbeek et ceux de Berchem-Sainte-Agathe pourront se faire incinérés à Uccle. 


En ce qui concerne l’ensemble des para-communales et des ASBL effectuant des tâches des pouvoirs publics, on examinera la possibilité de les intégrer au sein de l’administration de la ville-région ou d’un quartier. Les para-communales restantes travailleront sur la base d’un contrat de gestion et seront soumises à la supervision de la ville-région et à des normes strictes en matière de transparence et de bonne gestion.
 

Ainsi, toutes les sociétés de logement social seront intégrées dans la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale. Celle-ci dressera une liste d’attente unique suivant des critères objectifs et une politique d’investissement orientée vers une répartition équilibrée des logements sociaux sur l’ensemble du territoire de la ville-région.


Ce qu’il reste des compétences provinciales du gouverneur sera transféré au Ministre-président.
 

  • Toutes les intercommunales et para-communales seront intégrées au maximum dans l’administration de la ville-région afin que l’ensemble des Bruxellois aient un accès égale à leurs services. Leur fonctionnement sera fixé dans le cadre d’un contrat de gestion et soumis à des normes strictes en matière de transparence et de bonne gestion.

 

  • Les compétences provinciales devront être transférées au Ministre-président/bourgmestre.
     

Communautés


Les compétences et institutions bicommunautaires doivent être intégrées dans la ville-région. La mission duo qui existe aujourd’hui dans le Collège réuni doit être supprimée. Une double majorité restera nécessaire au Parlement de la ville-région mais un seul ministre sera compétent pour les affaires sociales et la santé au sein du gouvernement de la ville-région.


Les Communautés (ou Commissions communautaires) flamande et francophones resteront compétentes pour les institutions bruxelloises unilingues comme les établissements de soin, les écoles, l’accueil de l’enfance, les bibliothèques, les centres communautaires ou les théâtres. La ville-région endossera un rôle de coordination afin que la coopération entre les enseignements francophone et néerlandophone soit renforcée et veillera à une offre à la mesure d’une grande ville. Le Parlement de la ville-région aura un nouveau droit d'initiative pour les événements et les infrastructures multilingues, en particulier dans le domaine du sport et de la culture.


La ville-région et la Communauté (ou Commission communautaire) française et flamande pourront, dans le cadre de leurs compétences, déléguer des tâches concrètes aux quartiers. 

 

  • La commission communautaire commune devra elle-aussi être intégrée au Parlement de la ville-région. Le gouvernement de la ville-région ne comptera dès lors plus qu’un seul ministre en charge des affaires sociales et de la santé.

  • Les Communautés (ou Commissions communautaires) flamande et française conserveront la charge des établissements unilingues, mais la ville-région endossera un rôle de coordination à Bruxelles et disposera d’un droit d’initiative pour les projets communautaires multilingues.
     

État fédéral


La Région de Bruxelles est la dernière-née des trois régions et est soumise à des régimes dérogatoires en vertu de sa qualité de région-capitale. Le gouvernement fédéral peut ainsi intervenir dans certaines questions et exercer à Bruxelles certaines missions qui ne relèvent de ses compétences nulle part ailleurs. Le manque d’intérêt pour ces compétences résiduelles à Bruxelles a pour conséquence l’abandon des institutions scientifiques fédérales et l’inefficience dans l’exécution de travaux publics importants dans le chef de Beliris.

 

  • Beliris se limitera à la fonction de véhicule financier pour les missions de capitale de Bruxelles. Toutes les compétences exécutives de Beliris doivent être transférées à la ville-région.

 

  • Les institutions scientifiques fédérales à Bruxelles doivent passer sous la responsabilité de la ville-région. Un accord de coopération avec les autres entités fédérées est nécessaire au sujet de la recherche scientifique dans ces institutions.


Gouvernance


En plus d’être morcelée, l’administration bruxelloise manque de transparence, elle est cloisonnée et inefficiente. Nous croyons qu’il est nécessaire d’avoir une administration bien organisée pour relever efficacement les défis auxquels notre ville fait face en matière d’inégalités, de pauvreté, de chômage, d’environnement, de mobilité... L’administration bruxelloise doit faire un saut quantique vers le XXIe siècle.
 

  • Nous voulons une publicité tant passive qu’active de l’administration. Toutes les décisions du gouvernement et de l’ensemble des administrations communales et des CPAS doivent être entièrement consultables par chacun (sauf en cas de motif valable p. ex. respect de la vie privée ou secret professionnel). Une telle publicité obligera les gouvernements à prendre de meilleures décisions et à mieux les motiver. Nous renforcerons la commission qui supervise cette publicité et publierons toutes les décisions gouvernementales sur Internet. 

 

  • Nous introduirons une chancellerie centrale pour le gouvernement bruxellois. Elle veillera à la publication active des décisions gouvernementales et à la rationalisation de la communication pour l'ensemble de l'administration bruxelloise. 

 

  • Nous prévoyons d’effectuer une analyse d’impact globale pour chaque décision gouvernementale au lieu de mener des « tests de genre », test pauvreté de manière isolée. Elle examinera sous tous ses aspects l'impact de la mesure proposée sur la ville (environnement, égalité des chances, charges administratives, impact sur la pauvreté).

 

  • Nous n'accorderons plus de subventions que dans le cadre de concours et d'appels à projets, aux procédures transparentes. Toutes les informations relatives aux subventions seront publiées sur Internet. 
     

  • Un service de médiateur est en cours de création au Parlement bruxellois. Ce service de médiation sera destiné à servir de médiateur pour l'ensemble du gouvernement bruxellois en cas de plaintes et, surtout, à contribuer à éliminer les problèmes structurels mis en lumière. 
     

  • Nous rationaliserons le gouvernement bruxellois. Bien sûr, nous réduirons le nombre de niveaux de gouvernement (voir ci-dessus), mais aussi le nombre d'administrations, d'agences, d'organisations para-régionales à but non lucratif, etc. au sein de l'administration de Bruxelles. 
     

  • Nous introduirons un système d'audit permanent au sein du gouvernement bruxellois afin d'améliorer l'organisation et les services du gouvernement. Nous effectuerons régulièrement des benchmarking pour comparer l'efficacité des services publics bruxellois avec d’autres exemples belges ou étrangers. 
     

  • Nous moderniserons la politique du personnel du gouvernement bruxellois. Les gestionnaires de l'administration auront plus de responsabilités, mais seront également évalués plus régulièrement et de manière plus approfondie. Les résultats des analyses comparatives (voir ci-dessus) seront utilisés dans leur évaluation. La politique de recrutement et de promotion seront objectivement définie par le recours à des jurys d'experts indépendants et modernisée. Nous voulons aussi promouvoir la mobilité du personnel au sein de l'administration bruxelloise et avec d'autres autorités. Nous surveillerons de près le respect de la législation linguistique. 
     

  • Nous nous assurerons que le gouvernement est à l'image de notre ville. Cela signifie que nous voulons une administration plus diversifiée et beaucoup plus de gens qui vivent dans la ville qu'ils administrent. La politique des ressources humaines sera axée sur le recrutement et la promotion de personnes issues de groupes défavorisés et nous nous efforçons en particulier de recruter des Bruxellois, y compris via des offres locales ciblées, des formations en cours d'emploi, des cours intensifs de langues... 
     

  • Nous voulons un équilibre entre les sexes dans notre administration à tous les niveaux. Nous prendrons des mesures d'accompagnement (telles qu'une classification des emplois non sexiste, une flexibilité de carrière afin que les interruptions n'aient pas d'impact négatif sur les sélections) pour que les femmes accèdent également aux postes à responsabilité. 
     

  • Un code de conduite prévoyant un devoir de discrétion pour les agents du service public doit être mis en place. Par contre, ceux qui dénoncent des abus seront mieux protégés. Les fonctionnaires inculpés ou cités à comparaître seront automatiquement suspendus. 
     

  • Nous investirons dans la qualité de nos services publics Les employés ont droit à un lieu de travail agréable, les citoyens ont droit à un service moderne et efficace. Nous proposerons des heures d'ouverture adaptées afin que les personnes qui travaillent aient accès aux guichets du gouvernement au moins une fois par semaine. 
     

  • Nous travaillerons également sur la numérisation : un e-desk pour demander des documents numériquement, pour effectuer des transactions, pour obtenir des informations. Pour les Bruxellois qui n'ont pas accès à Internet ou qui ne peuvent pas utiliser un ordinateur ou un smartphone, nous voulons que le soutien soit disponible dans les antennes locales des services publics. 
     

  • Nous limiterons la taille des cabinets ministériels. Pour cela, nous responsabiliserons les administrations et investirons dans leur savoir-faire. 
     

  • Nous procéderons immédiatement à un décumul complet entre le poste de député et les mandats exécutifs. À court terme, nous voulons supprimer le système des bourgmestres ou échevins « empêchés ». Le plafond des indemnités qui existe actuellement pour les mandataires sera étendu aux revenus privés. 
     

  • Nous réduirons drastiquement le nombre d'institutions au sein de l'administration publique bruxelloise avec un conseil d'administration distinct, ainsi que la taille de ces conseils et la rémunération versée pour un mandat. Nous mettrons en œuvre une transparence totale en termes d’indemnités et en dresserons un cadastre public. Nous interdirons le versement de rémunérations par l'intermédiaire de sociétés de gestion. 
     

  • Nous surveillerons le respect de la législation bruxelloise, y compris par tous les niveaux de gouvernement et de l’administration. La législation prévoira à cette fin des astreintes pour non-respect qui sont automatiquement perçues. 
     

Participation
 

Notre ville est densément peuplée de gens qui ont souvent des origines, une langue maternelle, une situation personnelle très différentes. Si nous voulons transformer notre ville, la rendre durable, la rendre à ses habitants et la faire fonctionner au bénéfice de tous, nous avons besoin d'un large soutien. Cela n'est pas possible si nous décidons « dans le dos » des Bruxellois, sans tenir compte de leurs désirs, plaintes, préoccupations et objections. En tenant mieux compte des Bruxellois, nous pourrons également éviter les blocages, les procédures ou le mécontentement à un stade ultérieur du processus décisionnel.

C'est pourquoi une large participation est nécessaire : pour cerner les désirs des Bruxellois, tenir compte de leurs préoccupations et pouvoir mettre en œuvre une décision qui aura été prise rapidement et efficacement. 

 

  • Nous étendrons l'utilisation des « panels de citoyens », tels qu'ils ont été organisés par le Parlement bruxellois lors de la dernière législature sur la mobilité. Nous obligerons le gouvernement à répondre aux résolutions de ces groupes et à faire état de l’avancement de leur suivi. 
     

  • Nous créerons un droit d'initiative législatif pour les Bruxellois. Les initiatives qui recueillent plus de 10 000 signatures et qui ne violent pas nos droits démocratiques constitutionnels ni lois linguistiques dans notre ville sont obligatoirement traitées au Parlement de Bruxelles des initiatives majeures sont prévues, un parcours de participation sera obligatoire. Ce processus de participation commencera par l'évaluation des opportunités (note de départ) de ces projets et se poursuivra jusqu'à la phase finale. 

 

  • Nous prévoirons un budget de quartier pour chaque quartier. Il pourra être utilisé par les habitants du quartier pour, par exemple, la création de parterres de fleurs, de petits parcs, l'installation d'équipements de terrain de jeux... 

 

  • Nous soutiendrons l’aménagement d’aires de jeux du point de vue logistique et financier. Lorsque les quartiers souhaitent organiser de petites manifestations dans le domaine public (barbecues, fêtes de rue, tournois sportifs), nous y contribuerons par les mesures de mobilité nécessaires et par la mise à disposition de matériel.
     

  • Nous voulons que les non-Belges (actuellement 398 726 personnes dans notre ville, soit 33,9 % de la population) qui vivent officiellement à Bruxelles depuis 5 ans puissent voter au Parlement régional, comme ils le font déjà pour les élections communales. C'est ainsi que nous impliquerons cette communauté internationale croissante dans la gouvernance de notre ville. 

 

  • « No representation, without taxation ». Bruxelles fait beaucoup pour les institutions européennes et leurs travailleurs qui habitent ici. Nous voulons qu’eux aussi contribuent aux besoins financiers de la région. Après tout, eux-aussi utilisent nos infrastructures. Il faut travailler à créer un règlement assurant des recettes pour assurer ces services dont bénéficie ce groupe toujours plus nombreux et auxquels il a droit.
     

  • Nous voulons avoir le droit de vote dès l'âge de 16 ans pour les élections à Bruxelles. Les grèves pour le climat montrent que nombre de nos jeunes sont mieux informés sur les priorités et les défis politiques que certains de nos politiciens. Nous voulons leur donner - littéralement - une voix. 
     

  • Les citoyens ne doivent pas seulement être impliqués dans les grands investissements En leur donnant un rôle dans le signalement des défaillances, des décharges clandestines ou des frustrations, nous faisons d'une pierre deux coups : nous obtenons des informations précieuses et nous créons un sentiment d'« appropriation ». Nous renforcerons et étendrons le service « fix-my-street ». Il permet aux Bruxellois de s'assurer que les défauts mineurs, les décharges illégales, les situations dangereuses, etc. dans leur voisinage peuvent être détectés rapidement via une application smartphone. Un site Internet interactif sera créé pour que chacun puisse vérifier le suivi de ces rapports. 
     

  • Nous développerons un système de « parrainage » pour les infrastructures publiques (petits parcs, bancs, toilettes pour chiens, fontaines...) dans lequel les résidents locaux, en échange d'une petite allocation de dépenses, surveillent la situation et signalent au service public compétent les déficiences, décharges clandestines...